Les Légendes de Santa Carla(en cours)
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 Les Légendes de Santa Carla(en cours)

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Le Grand Manitou & Fondateur

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MessageSujet: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Ven 29 Avr - 20:33

L'Express 101

Je me nomme Chayton… et je vis depuis des années à Santa Carla avec ma famille…. Enfin, cela, c'était avant…… avant que l'Express 101 ne me la vole à tout jamais.
Je sais que cette histoire va vous paraître surréaliste mais tout ce que je vais vous raconter… tout ce que je vais vous dire…. est la pure vérité.

Je pense que vous avez tous entendu parler de ce terrible accident de train qui avait, autrefois, frappé notre ville. Ce fût une terrible tragédie pour de très nombreuses familles. C'était en 1963. Je n'étais alors qu'un enfant des campagnes, qui travaillait avec assiduité afin de pouvoir pourvoir à nos propres besoins. Nous avions appris à vivre en autarcie, loin de la civilisation, même si cette dernière n'était jamais bien loin, au final.

Je me rappelle encore le bruit de métal écrasé, ce son lointain de la tôle se pliant…. dans un concerto diabolique et chaotique. C'était non loin du virage donnant sur la grande forêt, par la vieille ligne passant sur le terrain de Crekston Plain, là où il y avait eu autrefois ces massacres entre colons. Mon père me disait que cette terre était maudite, qu'il ne fallait jamais y aller car plus jamais il ne fallait réveiller la fureur de la chose qui vivait la-bas.
Mais l'homme blanc était loin d'être sage et dans sa bêtise, il décida de faire passer le cheval de fer à travers le territoire de celui qu'on appelle « Nalusa Chito », ce qui veut dire « Celui qui dévore les âmes ».

Oh oui…. Je le vis de nombreuses fois durant mon enfance et encore après…. lorsqu'il me prit ma famille, pour nous punir d'avoir posé les yeux sur lui. C'est lui qui emporta les âmes des malheureux passagers de l'Express 101 dont il se sert aujourd'hui pour moissonner encore plus d'âmes. Oh bien sûr, personne ne me crût lorsque je fis part de cette histoire. Après tout, qui irait écouter un pauvre enfant issu de familles des réserves indiennes ? Et qui, aujourd'hui, écouterait un vieil homme alors que la science et la logique tentent de faire leur place au détriment de ce que nous devons le plus craindre en réalité.
Mes parents, ainsi que ma jeune sœur, me parlèrent de ce train fantôme qu'ils virent pour la première fois cinq ans après les événements. Revenant de la grande ville, ils me firent part d'un étrange froid les ayant pris. Leur voiture fût alors prise dans les rails de la vieille voie désaffectée et, alors que je jouais sous le porche de notre maison, je vis au loin ce que je n'aurai jamais pensé voir un jour : une puissante locomotive crachant sa fumée, faisait résonner son terrible cri, comme un sombre avertissement à ceux qui oseraient se dresser sur leur route. Oh bien sûr, je courus vers ma famille, un bâton à la main afin de tenter de briser les vitres de leur véhicule…..mais le démon conduisant le cheval de fer fût plus rapide que moi….. et, dans un choc aussi destructeur que celui du premier incident, il détruisit, sous mon regard désespérée, ma vie toute entière.

Je pouvais encore entendre son rire sardonique résonner dans les airs et, au loin, les cris de mes parents ainsi que de ma jeune sœur, s'éloignant aussi rapidement que le vent. Ce jour-là, le démon que l'homme blanc éveilla me prit ces derniers, pour en faire ses passagers.
Mais personne ne crût à mon histoire, arguant que depuis l'accident de 1963, la voie n'était plus utilisée. Je fus traité de menteur, de falsificateur mais comment expliquer alors la carcasse ? Comment expliquer les corps démembrés de ceux que j'aimais ? Oh bien sûr, je me doute que les visages pâles refusaient tout simplement d'admettre que tout cela les dépassait et qu'ils préféraient se réfugier derrière un mensonge rassurant.

Mais je connaissais la vérité. Je savais que quelque part, ce démon vivait….. et qu'une fois qu'il aurait eu ce qu'il voulait, il repartirait de là d'où il venait, enfin contenté. Depuis, chaque soir, j'observe la vieille ligne ferrée n°5, celle qui se perd au plus profond du bois obscur……. car chaque nuit, je peux entendre, au fin fond de cette dernière, le sifflet de la machine infernale, comme me prévenant que je serai un jour, un des passagers de cet Express de l'Enfer.

Mais pour cela, il faudra que j'accepte de traverser la ligne…… ce que je ne ferai jamais. J'espère juste un jour voir arriver quelqu'un qui aura le courage d'affronter la créature et de libérer, non pas seulement ma famille mais tout ceux que je l'ai vu emporter au cours de ma triste et courte existence.


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MessageSujet: Re: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Jeu 5 Mai - 16:50

La Hantise de

Coldwood

Mon nom est Aurora. J'ai longtemps vécu au village de Coldwood avant de le quitter pour faire mes études à Santa Carla. Mes parents, eux, n'aimaient pas me voir partir et j'eus bien du mal à leur faire comprendre l’intérêt de mon départ. C'était un sujet qui dégénérait toujours dans un conflit où la main de mon père manqua de partir à de très nombreuses reprises. A vrai dire, je n'ai jamais vraiment aimé ma famille qui me le rendait bien.

Aujourd'hui, je me dis que c 'est sans doute mon obstination ainsi que mon sale caractère qui m'ont sauvé la vie. J'ai aujourd'hui 19 ans et c'est un âge que je n'aurai jamais franchi si je n'avais pas quitté mon village.
Depuis toute petite, Coldwood était bercé par une étrange légende que les pères de nos pères nous transmettaient mais dont les informations filtraient très peu. Le fait d'avoir tendu l'oreille comme je le faisais me permit de mieux comprendre de quoi il en retournait. Cela expliquait parfois les pleurs...et de temps à autre, les hurlements lointains que je pouvais entendre jusque dans mon sommeil. Lorsque, le lendemain matin, je tentais de poser des questions à ma famille, ma mère, comme souvent, me répondit par le silence. Mon enfoiré de père, lui, me menaçait de coups de ceinture si je ne me taisais pas. La seule personne avec qui je pus en parler était mon grand-père, résidant justement à Santa Carla. Lorsque je lui fis part de mes craintes vis à vis de ce qu'on racontait sur ce damné village, c'est là qu'il me parla d'une vieille légende dont la malédiction s'était étendue jusqu’à celui-ci même.

Je vous avoue que j'ai bien eu du mal à le croire lorsqu'il me fit part de ce qu'il savait. C'était si irréaliste, si…...incroyable qu'à mes yeux, tout cela ne pouvait être que faux. Alors que j'étais sur le point de repartir, mon grand-père me supplia de ne pas retourner à Coldwood…..mais je refusais de l'écouter, en arguant que les fantômes, comme il disait si bien, n'étaient que des mythes tirés des livres et des croyances populaires.

Mais cela, c'était jusqu'à ce qu'on retrouve le corps figé et sans vie d'un de mes voisins sur la vieille route menant à la montagne. J'imagine qu'en plus de mes études, que c'est ce qui précipita mon départ du village, au dam de mes parents qui firent tout pour me retenir…..ce que je trouvais à la fois inquiétant mais aussi très suspect. Je pris alors le peu d'affaires que je possédais…..et quittai à jamais Coldwood, sans me retourner, en me repassant constamment en tête les mots de mon grand-Père, me disant de prendre garde à la pleureuse…...de ne jamais croiser le regard de la Banshee, celle qui avait autrefois pris sa femme….et ma grand-mère.

Mon chemin ne croisa jamais celui de cette créature….mais un an plus tard, je vis de mes propres yeux les ravages qu'elle fit. J'avais terminé ma première année à l'Université et les périodes estivales approchèrent à grand pas. Mon grand-père, dans toute sa gentillesse, avait accepté de m'héberger chez lui. C'était un homme bon, aimant et certainement la seule bonne âme de ma famille, au final, le seul que je pouvais aimer et respecter. Une nuit, celui-ci se réveilla en pleurs, le visage emprunt d'une expression de terreur que je n'avais jamais vu chez lui. Son regard se perdit alors dans la contemplation du décor de sa chambre et j'eus bien du mal à le ramener dans notre réalité. Il n'eut qu'un seul mot et ce qu'il dit me glaça le sang : Coldwood.

Il répéta ce mot plus d'une fois avant de replonger dans un sommeil…..dont il ne revint jamais plus. Ce soir-là, je ne perdis pas seulement mon grand-père mais aussi tout ce qui me liait à ce village maudit. Le matin même, je reçus un appel de la police, m'intimant de revenir sur place, en m'expliquant que quelque chose de très grave était arrivé….et que ma présence était nécessaire.

C'est ainsi que je repris pour la toute dernière fois la route du village, accompagnée de plusieurs camarades daignant m'escorter, par précaution. Rien ne nous avait préparé à ce que nous vîmes une fois sur place. Je m'étais pourtant jurée de ne jamais y retourner mais cette fois-ci, les circonstances étaient différentes….et cauchemardesques, alors que nous fûmes témoins de la présence du pire charnier de tous les temps dans la région.

Hommes….femmes…..enfants…...des corps à perte de vue, étendu sur les routes, devant les domiciles, dans les champs, et même au-delà. Des animaux morts, saignés pour la plupart, comme si une bête était venue commettre un carnage sans nom. Le pire ne furent pas non plus les cadavres des policiers, m'ayant appelé deux heures avant, non…...mais ceux de mes parents, suppliciés, la peau comme émaciée et les orbites vides, figés dans une expression de terreur pure, comme s'ils avaient vécu l'enfer.

Autour de nous régnait un silence angoissant où aucun rayon de vie ne pouvait percer…...excepté son hurlement strident…….le cri infernal de la chose, l'entité qui avait, en une nuit, détruit Coldwood….et poursuivi mon grand-père jusque dans ses cauchemars. Je compris alors bien vite que tout ce que mon grand-père me raconta….était vrai. Effrayés par ce que nous avions vu, ce cri monstrueux, cette abomination fût le déclencheur de notre départ précipité.

Nous avons alors fui le village, laissant derrière nous cette monstruosité qui, j'en suis sûre, viendra un jour pour moi. Elle reviendra me prendre, comme elle a pris chacun des habitants. Je peux encore sentir sa présence, comme si elle ne me quittait pas, constamment sur mes talons….et attendant le bon moment pour m'emporter…….car même dans mes rêves les plus agités, Coldwood continue d’apparaître…...et au plus profond de ses fondations, je peux encore l'entendre hurler.

Je peux encore entendre la Maudite.


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MessageSujet: Re: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Jeu 5 Mai - 19:39

Le Dévoreur du

Ranch O'Connell

Je m'appelle Trevor…...Trevor O'Connell. Je suis veuf depuis maintenant quatre ans. J'ai perdu ma femme dans des conditions que je ne souhaite à personne et il y a peu, nous vivions seul avec ma fille Katherine, dans un petit ranch perdu à quelques kilomètres de Santa Carla. J'ai pas envie de revenir sur ce qui nous est arrivé par le passé car je vous avoue que je ne suis pas prêt à vous en parler.

Enfin, je veux dire…...c'est si incompréhensible que je ne sais comment vous expliquer ou vous raconter sans que cela ait l'air de partir dans un délire fantasque et stupide. Quand j'en ai parlé autour de moi, on m'a rit au nez, traité de menteur et d'autres disaient même, sur un ton moqueur, que je devrais écrire des histoires d'horreur.

Qu'ils aillent se faire foutre. Ce soir-là, nous avons bien failli perdre la vie, en plus de ce que nous possédions. Aujourd'hui, nous sommes ruinés, forcés de vivre au jour le jour sans aucune aide. Je sais bien que cette femme, cette Amélia, fait ce qu'elle peut pour nous obtenir des aides mais cela n’enlèvera jamais le souvenir de cette nuit de cauchemar.
C'était lors des périodes hivernales. La nuit tombait relativement vite et il fallait constamment garder un œil sur le bétail et les chevaux. Katherine faisait aussi ce qu'elle pouvait pour m'aider malgré ses études et son petit copain. D'ailleurs, ce dernier était des nôtres ce soir-là et avait offert son aide. Un brave garçon comme on en voit rarement. Ma fille était même sûre d'avoir trouvé l'homme de sa vie, bien que je trouve qu'il était un peu tôt de dire cela. Mais comment pourrais-je en vouloir à ma fille de vouloir profiter de la vie qu'il lui reste, alors qu'elle a vu sa mère être emportée par une saleté de cancer ?

Bref, ce soir-là, nous devions aller rechercher les bêtes que nous avions laissé sur le terrain, afin qu'elles prennent un peu l'air. La nuit commençait à tomber mais rentrer une dizaine de têtes n'avait rien de difficile dès qu'on savait comment s'y prendre. Mais nous fîmes une découverte des plus macabres. Les vaches avaient l'air effrayé à notre arrivée, au-delà de la nervosité et même nos chevaux semblaient refuser de s'avancer, comme si quelque chose les faisait reculer.

Nous comprîmes assez rapidement que quelque chose clochait….et quelle ne fût pas notre surprise lorsque nous eûmes la plus mauvaise surprise de notre vie en constant que trois de bêtes avaient été…….je sais pas comment dire ça…..mais elles avaient été mises en pièces, des membres arrachés, la tête arrachée du corps et les organes à vif….comme si on s'était acharné sur elles. Bien sûr, la police est venue enquêter et a bien vite mis ça sur le compte d'un malade mental….ou d'un animal environnant. Mon cul, je connais bien les bêtes de la région et aucune n'est capable de mettre mes vaches dans un tel état de dépravation…….et je peux même doublement le confirmer puisque j'ai fait face au tueur…..qui n'avait rien d'humain dans son apparence et encore moins, d'animal.

Ca s'est passé le lendemain soir. Cette fois, ce fut le tour de nos chevaux mais ils firent assez de bruit pour attirer notre attention. Je suis sorti avec la carabine de mon père, alors que Katherine et son copain restèrent en retrait, sur mon ordre. Une fois arrivé dans la grange, empli de peur, je vis alors ce que je n'aurai jamais pensé voir un jour.

Ce monstre….Cette chose…….quoi que ce soit…….me regardait de ses yeux rouges incandescents. Sa peau émaciée, grise, contrastait avec la lumière qui irradiait le bâtiment. J'ai déchargé alors mon fusil sur lui, alors qu'il se jetait sur moi, crocs sortis et griffes en avant. Malgré un double tir presque à bout portant, ce monstre se releva, ce qui m'avait laissé le temps de recharger et de vider, une nouvelle fois, mon fusil sur lui……..mais il se releva, encore et toujours plus menaçant.

Nous n'eûmes pas d'autre choix que de fuir du ranch. Mais le monstre ne nous lâcha point et alors que nous démarrions la voiture, la tête d'une de nos bêtes atterrit sur le pare-brise, provoquant hurlements et panique parmi nous. Une fois la voiture démarrée, nous quittâmes au plus vite le ranch…….avec cette saleté sur nos talons. Malgré la vitesse de notre véhicule, nous n'étions aucunement capable de le distancer. Pire encore, il gagnait de seconde en seconde du terrain, jusqu'à finalement arriver à sauter sur le pick-up…...et à tuer Josh, le petit ami de Katherine, en défonçant la tôle du toit et en lui arrachant la tête sans sommation.

Dans un sens, sa mort fût ce qui nous sauva car il cessa de s’intéresser à nous pour un temps, ce qui nous laissa un répit pour rejoindre la ville…...avec le corps de celui qui aurait pu être un jour, mon futur beau-fils.
Sa mort fût un choc terrible pour Katherine, aujourd'hui plongée dans un état de catatonie dont elle n'émerge que de temps à autre pour pousser des hurlements déchirants.

Et quant à moi……...je n'ose plus fermer les yeux aujourd'hui…..de peur de revoir dans mes pensées, cette abomination qui détruisit le peu de vie qu'il me restait. En ce qui concerne ma fille, elle ne sortira plus jamais de cet état, étant bien trop touchée psychologiquement pour être soignée. A vrai dire, je n'ai plus d'autre solution. Je ne dors plus et les hurlements de ma fille me sont devenus insoutenables.

Ce soir, je chargerai mon fusil d'un dernier bon boulot…….Le repos, enfin, là où rien, pas même Le Coureur des Ombres, ne pourra m'atteindre.


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MessageSujet: Re: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Sam 7 Mai - 14:42

Bloody Mary

Je lui avait dit…….Oh Seigneur, je lui avait dit……...mais elle disait que ce n'était qu'un jeu, quelque chose d'enfantin.
J'aurai du m'y opposer plus fermement, hurler si il le fallait…..mais pour elle, ce n'était qu'un jeu, une connerie pour délirer avec ses copines.
J'ai été faible…….j'ai été insouciant et pire, je l'ai laissé être imprudente et jouer avec des forces qui la dépassait.

Par ma faute, je l'ai perdu à tout jamais.
Mon nom est William Banks……..et il y a maintenant un an, j'ai perdu ma petite amie dans des conditions que je ne saurai bien expliquer….bien que je sache pertinemment ce qu'il s'est passé.
Oh, ils ne m'ont pas cru, pourtant. Ils ont même cru que c'était moi, que je l'avais tué…..mais jamais je n'aurai pu lui faire le moindre mal. J'aimais bien trop Karen pour pouvoir, ne serait-ce que hausser le ton envers elle…..et c'est ce manque de courage, d'autorité….qui a causé en partie sa perte.

C'était si atroce. Je l'entendais frapper contre la porte, hurler à l'aide. J'avais beau tenter de défoncer la porte, d'ouvrir en tournant la poignée mais il n'y avait rien à faire. C'était comme si quelqu'un….ou quelque chose maintenait la porte. C'était comme si……….Mary ne voulait pas que j'entre.

Oh, ne me regardez pas ainsi. Vous me prenez pour un fou, n'est-ce pas ?  Vous pensez que je ne suis qu'un taré, un meurtrier…….mais c'est faux. Je ne l'ai pas tué. C'était pas moi. C'était elle…..c'était Mary…….Mary la Sanglante, celle qu'il ne faut jamais appeler….et aujourd'hui, c'est moi qui arpente la ligne verte…..pour un crime que je n'ai pas commis.

Mais peut-être méritais-je d'être jugé pour mon inaction…..

Je pleure à chaque fois que je repense au corps de Karen, gisant sans vie dans la salle de bain. Je tremble en repensant aux murs couverts de sang, et je suis terrifié à l'idée de regarder à mon tour dans un miroir, de peur de voir ce que Karen a vu.
Elle me tuera à mon tour si je l'appelle. Elle me lacérera, m'ouvrira le ventre et me videra comme un porc si je la convoque.
Mais peut-être viendra t'elle d'elle-même car elle ne tue pas seulement ceux qui la convoquent, mais ceux coupables de garder un terrible secret…..un secret lié à la mort…..et comme je l'ai dit, en laissant Karen et ses amies l'invoquer sans réagir, j'ai provoqué leur mort……..et je suis devenu coupable, alors il est logique qu'elle vienne me châtier à mon tour.

C'est peut-être elle que j'entends la nuit, dans le couloir de la mort. Ses petits pas marchant en rythme, sa peau gelée et blanche rencontrant le sol froid de la prison de Red Rock Junction. Après tout, il n'y a pas de gardiens, ici, la nuit. Tout est automatisé, alors pourquoi viendraient t'ils jusqu'ici ?

Elle me cherche…….J'entends sa voix, murmurant mon nom. Elle me rappelle à mon crime, mes actes passés et ma culpabilité. Elle ne laissera jamais la justice des hommes m'emporter. Chaque nuit, elle vient, observe et cherche…..jusqu'au moment où elle me trouvera. Elle ouvrira alors ma porte, me fera face et là, je saurai…..je saurai que mon heure sera venue, comme pour Karen, Trish et Gloria. Comme pour elles, je lui appartiens, dorénavant.
Ce n'est plus qu'une question de temps…




Viens…..Viens à moi, ô Mary.
Viens à moi et distille ta divine punition.
J'ai péché par omission
Viens à moi et je t'offrirai ma confession.

Viens…..Viens à moi, ô Mary.
Viens à moi et offre moi ta rétribution.
J'ai pêché par refus d'objection
Viens à moi et offre-moi ton absolution.


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MessageSujet: Re: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Ven 10 Juin - 14:11

La Veuve Noire

Pour autant que je sache, je n'ai jamais eu de chance avec les femmes. Et quand je dis jamais, c'est loin d'être une blague. Je veux dire, quand on voit ma tête, on ne peux pas dire que je sois un tombeur, loin de là. Je gagne modestement ma vie et je suis loin d'être un fils à papa. Toutes ces merdes d'émissions aussi pathétiques les unes que les autres semblaient pourtant montrer qu'il était facile de se trouver une fille, peu importe les raisons et les moyens. Mais en même temps, qui irait croire un sac de conneries comme celles déblatérées par des «émissions low cost » ?

Pourtant, lorsque j'ai rencontré cette fille, j'ai eu, pendant un moment, une lueur d'espoir qui s'est allumé en moi.
Ha oui, j'ai oublié de me présenter : Mon nom est Wyatt……..Wyatt Weller et on peut dire que j'ai une veine de cocu. Pas parce que j'ai chopé la plus belle fille de tous les temps, non…..mais parce que j'ai échappé à cette salope, justement. Et quand je dis salope, vous n'avez pas idée de ce que je veux dire par là.

Comme je l'ai dit, j'ai jamais eu la vie facile avec les femmes. J'étais pas foncièrement populaire au lycée, j'avais pas eu la chance d’intégrer l'équipe de sport et j'étais loin d'avoir les pectoraux de certains abrutis de mon bahut. C'était toujours plus simple d'aller vers un mec qui avait tout, en étant un vrai connard, plutôt qu'un type comme moi qui aurait tout donné pour rencontrer la femme de sa vie. Et puis…….pas la peine que je compte sur un éventuel soutien de la famille, qui me rétorquait toujours « Tes études d'abord », ou encore, l'habituel « Mais tu es trop jeune ! »

Alors quand j'ai rencontré Anita……..quand elle m'a approché, j'ai cru que je vivais un rêve. C'était une fille gentille, attentionnée, avec qui j'ai passé un peu de temps. Elle était arrivée en cours d'année et disait venir de High Mills, je crois. C'était une petite ville au sud du pays. Je ne me suis pas vraiment posé de questions lorsqu'elle a intégrée la classe car la réputation de la ville attirait un bon nombre de familles. Une de plus, une de moins, quelle importance? Mais je me rappelle que j'avais assez vite flashé sur elle….sans vraiment y' croire.

Alors, quand elle a commencé à m'approcher, vous pensez bien que j'ai pas résisté…..et au bout de cinq jours, nous nous étions embrassé, avant qu'elle ne me propose une petite sortie au « Eye of Midnight », la boite la plus branchée de la ville. On y' avait passé un bon moment…...et là, je peux clairement vous dire que c'était le calme avant l'Enfer. Pour une raison que j'ignore, Anita semblait plus fébrile que d'habitude et à un moment, elle m’entraîna en dehors de la boite, prétextant qu'il faisait chaud et que cela serait sympa de finir la soirée en beauté. Dans mon esprit, c'était évident que ça ne pouvait que se finir d'une seule manière possible, comme tout jeune couple, même si je trouvais celle-ci très entreprenante.

Comme je le disais, Anita semblait frénétique, incontrôlable, comme si quelque chose semblait la posséder. Sur l'instant, je mis cela sur le compte du désir et moi-même, je reconnais que j'avais bien du mal à ne pas lui sauter dessus. Une fois arrivés dans la ruelle, elle commença à m'embrasser comme elle aimait bien le faire….et comme un crétin, je la laissa diriger la danse, sans me douter de ce qui allait m'arriver.

Ce que je n'avais pas envisagé, c'est qu'en vérité…….j'allais lui servir, non pas de partenaire sexuel….mais de repas. Et j'eus bien de la chance de réchapper de cette rencontre, qui, théoriquement, aurait du sceller la fin de mon existence.

Je me rappelle que cela commença par une sorte de sifflement….quelque chose d'aigu. C'était franchement indescriptible bien que cela sonna comme une sorte de bruit animal. Puis, il y'eut cette odeur, une sorte de puanteur vomitive qui me donna une étrange nausée….enfin, jusqu'à ce que je vis quelque chose…..que je n'aurai jamais du voir. C'était long, arqué, d'une couleur aussi noire que la nuit…..comme une sorte de protubérance inhumaine….qui tentait de se planter dans mon ventre. Pire encore, ce truc…...était en réalité sorti du ventre d'Anita, que je repoussa violemment…...avant qu'elle ne me colle un coup d'une putain de violence avec, ce qui m'allongea direct. Je n'eus pas du tout le temps de bouger que je la vis ouvrir la bouche pour cracher quelque chose en ma direction. Cela s'accrocha à ma peau et c'était aussi blanc que de la soie……..bien pour ainsi dire, ce truc était de la soie…..qui était sorti de sa putain de bouche, tout comme je vis plusieurs autres protubérances émerger doucement de son dos, arquant et pointant à ma direction…….comme des foutues pattes d'araignée.

Je me croyais en plein cauchemar, hurlant ce que je pouvais pour quelqu'un vienne m'aider. J'étais terrorisé, tétanisé et incapable de bouger à cause de ce qu'elle avait craché….et je n'eus la vie sauve que grâce à l'intervention de deux personnes, un couple…...un type avec deux flingues et une nana, brune, armée d'une sulfateuse, genre, l'enfer sur terre. On aurait dit qu'ils savaient ce que c'était, ou du moins…..qu'ils trouveraient Anita ici.

Je vis Anita prendre…..entre dix….et quinze balles dans le corps….et malgré cela, elle tenait encore debout, sans aucun soucis. J'eus juste le temps de la voir se servir de ses espèces de « pattes » pour escalader un immeuble voisin….avant de m'évanouir, face au trop plein de pression. Toutefois, je pus entendre, avant de sombrer totalement, un cri perçant, strident…..qui n'avait rien d'humain.

C'est un cri qui me poursuit aujourd'hui dans mon sommeil et il m'est maintenant impossible de fermer l'oeil la nuit…...car pas un jour ne passe sans que je ne revois le visage et l'apparence difforme de ce…...monstre, que j'ai cru aimer. Chaque soir de ma vie, je verrouille ma fenêtre en m'assurant que tout est bien bouclé, de peur d'un jour, de voir réapparaître le visage de cette chose.

Anita n'est plus jamais revenue en classe, après cela. Selon les personnels du bahut, sa « famille », aurait été obligée de déménager dans l'urgence, et ce faisant, elle les aurait suivie. On sentait bien qu'ils croyaient moyennement à cette histoire mais j'étais soulagé de savoir qu'elle ne réapparaîtrait plus au lycée.

Mais je sais qu'elle reviendra. Après tout, comme elle me l'a promis, quelques heures avant de tenter de me tuer…...elle sera toujours là pour moi, et je comprends dorénavant à la perfection la signification de ses mots. Je ne peux que prier pour que ceux qui m'ont sauvé…….soient parvenus à en finir avec elle, mais j'en doute très sérieusement…...car je le sais…..je ressens encore sa présence. Je sais qu'elle est toujours là, en ville

Elle m'a choisi…...et bientôt, je connaîtrai sa terrible étreinte.


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MessageSujet: Re: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Ven 14 Oct - 16:53

L'étrange malédiction

de la famille Sunderland.

Si je vous dis « Dibbouk » je suis persuadé que cela ne vous parlera jamais. Oh, je ne peux pas vous en vouloir cela dit, car c'est quelque chose qui a été gardé secret pendant très longtemps et même aujourd'hui, il existe de nombreuses…...personnes qui œuvrent dans l'ombre pour que jamais plus, l'humanité n'ait à subir un tel fléau.

Je m'appelle Nataniel, un prénom que je porte bien mal……….et je suis en possession d'un héritage que je ne souhaite à personne, une sombre malédiction que je me dois de contenir comme l'ont fait mes ancêtres….et comme le feront mes enfants, à qui je refuse de transmettre cela.
Nous sommes croyants. Judaïstes plus précisément…..du moins, dans la famille d'où je viens. C'est un enseignement que mes parents ont tenu à m'inculquer afin que je puisse faire face à ce à quoi nous sommes confrontés depuis des siècles.

Depuis fort longtemps, nous avons toujours eu conscience de l'existence de quelque chose au-delà de la compréhension humaine. Nous avons toujours su qu'il existait des êtres dont l'existence ferait blêmir de peur les plus courageux parmi vous. Mon père m'avait autrefois raconté comment lui et ses ancêtres, de puissants médiums, étaient parvenus à faire face à une entité aussi destructrice qu'insidieuse…...alors qu'elle avait tenté de prendre possession de moi.
A vrai dire, je n'ai presque aucun souvenir de tout cela, quasiment aucun souvenir de ma vie d'autrefois, qui m'a été volée par cette…….créature, dont je ne me rappelle que d'une chose : ce visage gris, émacié aux orbites vides. Ceci est la seule chose que j'ai vu, quand elle a quitté mon corps pour rejoindre la boîte dont je suis aujourd'hui en possession, alors que mon père psalmodiait d'étranges incantations que j'aurais été incapable de traduire à une époque. Ce fût long, éprouvant, voire cauchemardesque, mais au final, le démon, bien qu'invaincu, était captif. Nous étions incapables de le renvoyer en bas, c'est un fait, alors nous avons fait ce que nous avons jugé le plus judicieux.

Enfin, « nous », je rétorquerais que cela était purement péjoratif car je n'avais rien demandé.
Suite à tout cela, j'ai pu reprendre une vie normale. J'ai fait mes études, j'ai rencontré une fille…...qui est devenue ma femme et nous nous sommes mariés. De par ce fait, j'ai aussi vu l'occasion idéale de rompre les ponts avec cette famille qui m'avait fait vivre cette terrible épreuve. J'étais toujours parti du fait que tout était arrivé à cause de cette foutue boîte en bois qu'ils se transmettaient depuis si longtemps alors qu'ils auraient pu l'enterrer, la cacher quelque part et faire en sorte que le monstre qui vivait dedans ne puisse plus jamais resurgir.
Mais non, ils jugèrent qu'il était préférable de la garder, quitte à risquer des vies…..et quitte à détruire la mienne, comme cela a failli être le cas lorsque le démon s'en est échappé.

Vous ne me croyez pas, n'est-ce pas ? Oh……..à vrai dire, je m'y attendais. Je ne vous en veux pas, vous savez. Moi-même, j'ai encore bien du mal à croire ce que je raconte. Pourtant, aujourd'hui, il m'arrive d'y repenser quand je la regarde, trônant dans la vitrine, verrouillée par un digicode dont je suis le seul à connaître la combinaison.
Vous vous demandez maintenant comment la boîte est arrivée jusqu'à chez moi, sous mon toit ? Je connais assez bien ma famille pour savoir que jamais ils ne me laisseront échapper à cela. Ce qui était écrit devait se réaliser et j'imagine qu'ils ont fait en sorte que je sois le nouveau gardien de cette horrible boîte. Mais pour vous répondre plus clairement, j'ai un jour eu la malchance de trouver un colis devant chez moi…...contenant cette boîte avec un message de mon père dont je vous épargnerai le contenu. Bien entendu, j'ai bien tenté de m'en débarrasser, de leur renvoyer mais…….jamais je ne retrouvais ces derniers. J'ai fait de très longues recherches, parcouru les routes, posé des questions et passé de nombreux appels…...sans résultat.

Ma famille avait disparu, me laissant seul à jamais avec un cauchemar pouvant à nouveau se réveiller un jour. Et quant à la vendre ou m'en débarrasser d'une quelconque manière, il en est hors de question. Ce qui à jamais dort à l'intérieur, est bien trop dangereux pour être laissé entre les mains de néophytes.
Je ne suis pas un monstre, ni un irresponsable mais aujourd'hui, je maudis encore ma famille qui m'a imposé une telle servitude, une telle croix à porter.
Aujourd'hui, je vis dans la peur de voir ma fille être totalement atteinte par le mal qui vit à l'intérieur de cette boîte.

Mais peut-être est t'il déjà trop tard.
Encore hier, j'ai vu dans son regard. J'ai pu sonder à l'intérieur d'elle et j'ai vu cette chose. J'ai senti sa présence……..comme le jour où je l'ai trouvée au dessus du corps de ma femme, un couteau à la main, et le visage déformé par un rictus qui n'avait rien d'humain.

Mon dieu……...Dalia……..qu'est-ce que cette chose t'a fait ?


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MessageSujet: Re: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Dim 6 Aoû - 15:16

La mine perdue

de Whispers Hill

Mon père était mineur autrefois. Une vieille époque révolue suite à la récession économique, votée par des lois et des amendements dans notre dos ce qui a eu pour effet de mettre au chômage un paquet de monde. C'est une décision qui a divisé beaucoup de travailleurs, entre les vieux de la vieille, plutôt axés anti-progressistes qui souhaitaient continuer à travailler dans ce milieu et ceux qui, dégoûtés et effrayés par les risques qu'un tel métier comportait. De ce que ma mère me racontait, les coups de grisou et les éboulements étaient légions lorsqu'on travaillait sous terre et les proprios se fichaient bien de savoir que des gens pouvaient y' laisser leur vie tant que les profits coulaient à flot. Un mineur, c'était comme un outil: Ce se remplaçait en cas de problème. Pas d'enterrement. Pas de veillé funèbre et pas de pitié pour ceux qu'on envoyait à la mort. Entre ceux en ayant ras le bol et les autres qui n'avaient pas d'autres alternatives, c'était du pain béni pour les familles riches qui exploitaient la région.

Des familles brisées, des pères abandonnés au fond des mines, des frères disparus et des femmes veuves........tout cela ne comptait pas pour le directeur de la compagnie minière qui ne voulait que du profit, quitte à envoyer des gorilles pour nous tabasser et nous menacer de mort si nous ne reprenions pas le travail. Je ne compte plus non plus les étranges cas de disparitions d'enfants et de femmes violées lorsqu'une rébellion était sur le point d'éclater. A chaque fois, les milices patronales répliquaient à coup de manches de pioche, de bâtons et de fouets, le tout sous le regard autoritaire de leur salopard de patron qui se gaussait bien de nous traiter comme de la merde. Quant à la police, largement arrosée par les multinationales minières, elles fermaient délibérément les yeux sur les mauvais traitements que nous subissions quotidiennement, jusque dans nos domiciles même. C'est là que j'ai perdu ma pauvre mère, soit disant qu'elle se serait suicidé, mais je n'en croyais rien. Mon père s'était joint à un groupe de syndicalistes, des révoltés prêts à se battre pour leurs convictions....et j'ai très vite compris que cela n'avait pas été sans conséquence.

Un jour est venu l'acte de trop et là, les mineurs ainsi que leurs familles se sont unis pour en finir avec le responsable de leurs malheurs. L'affrontement avait été d'une violence sans précédent et de nombreuses vies furent perdues dans les deux camps. La bataille se jouait à la fois à l'intérieur de la mine mais aussi à l'extérieur et avait éclatée lors de la visite du grand patron, accompagné par ses gorilles.
Je n'étais qu'un gosse quand cela est arrivé mais caché dans mon coin, j'ai vu mon père charger les milices, les repousser jusque dans la mine. J'ai entendu ces explosions qui ont secoué la région, affaibli le terrain.......et finalement bouché l'accès de la mine, condamnant à jamais la seule famille qu'il me restait. Tous avaient été piégés à l'intérieur, sans possibilité de retour tant l'éboulement avait été comparable à une tempête s'abattant sur terre.

Les secours ne tardèrent pas à arriver pour porter secours et déblayer, mais bien sûr, leur priorité était avant tout de sauver le grand patron. Les mineurs, eux, n'étaient pas une priorité. Mais déblayer n'était pas une mince affaire et les explosifs ne firent que consolider l'éboulement, créant d'autres effondrements. La vérité.........c'est qu'ils étaient condamnés, mais pas de la manière que j'aurais pu le croire, c'est à dire, blessés, ou bien mort de faim et de soif.

Personne ne fût sorti à temps et lorsqu'enfin, la voie fût déblayée, il s'était passé plusieurs jours, plusieurs semaines, comme si quelqu'un.....ou quelque chose souhaitait nous empêcher de passer. Je n'étais qu'un enfant à l'époque et il était difficile pour moi de comprendre à quel point les secours faisaient face à des difficultés inexplicables. Ils furent tout autant incapables d'expliquer l'état de dépravation des corps qu'ils extirpèrent de la mine, comme si il y'avaient passé des siècles. Je ne pouvais ni reconnaître mon père ni même ses compagnons d'infortunes tant ils semblaient ravagé par la putréfaction. Aujourd'hui, je me doute qu'il s'est passé quelque chose que seules les victimes pourraient expliquer.......et c'est quelque chose dont j'aurai le cœur net.

Ma mère a fini par mettre fin à ses jours après plusieurs mois de dépression. Des questions sans réponses, une enquête bâclée et l'agressivité des administrations minières, plus préoccupé par leur manque à gagner que par les vies humaines perdues ont poussé ma pauvre mère au bord du gouffre, me laissant aux mains d'une famille d’accueil dont je ne parlerai pas, par politesse. Après tout, ils ont été bons avec moi et les impliquer dans une telle histoire n'est pas le cadeau que je veux leur laisser. Je sais qu'ils me chercheront, qu'ils remueront ciel et terre car mine de rien, ils se sont attachés à moi, ce qui n'est réciproquement pas mon cas. Je ne ressens aucune animosité à leur égard mais jamais je ne pourrais les considérer comme ma propre famille....et jamais ils ne pourront comprendre à quel point ce terrible jour est devenu mon unique obsession.

Ce soir, je préparerais ce qu'il faut: Victuailles, armes, éclairage. Mon père adoptif possède une arme que je lui emprunterais. J'ignore ce que je vais trouver une fois sur place.....et je me doute qu'il se trame quelque chose que rien ne peut expliquer de manière logique. En vérité, j'ignore si je vais même en revenir. J'ai encore en tête l'apparence de mon père.....et cette semi-expression de terreur qu'il avait sur le visage lorsqu'ils l'ont sorti de la mine.

Rien d'humain n'aurait pu lui faire cela......et je compte bien découvrir qui a pris sa vie.....plutôt, la chose qui à pris sa vie. Peut-être parviendrais je à découvrir....et qui sait, à tuer cette chose. Dans le cas où je n'en reviendrais pas et que vous trouveriez ce message, alors je vous en supplie: Aidez moi.......aidez les car je sais qu'ils sont encore prisonniers de cette mine, prisonniers de cette monstruosité qui vit au plus profond de la mine de Whispers Hill. Aidez les à trouver le repos et renvoyez cette chose là d'où elle vient pour toujours.


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MessageSujet: Re: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Ven 1 Sep - 22:32

Le quartier hanté

de Hooper Avenue


Ma femme et moi, ainsi que nos filles, avons déménagé de Stoughton il y'a peu de temps. Nous avions décidé de fuir le stress de notre vie passé. En ce qui me concerne, j'avais été victime d'un accident regrettable dont je refuse de parler dans les détails. Ce que je peux vous dire, c'est que ma famille en avait souffert et que mon ancien patron n'était pas du genre compatissant, osant même demander aux employés de l’hôpital quand j'allais me remettre parce qu'une grande dose de travail m'attendait. Pire encore, celui-ci n'hésitait pas à envoyer des gorilles terroriser ma famille afin, de, je cite, me motiver.
L'affaire avait fait grand bruit et malgré tout, ce salopard s'en était sorti avec simplement des indemnités à verser. A défaut d'indemnité, ce furent des coups et de nouvelles menaces qui vinrent à nous sous la forme d'une nouvelle agression nocturne. Mais cette fois-ci, nous eurent droit à l'intervention d'un groupe de personnes qui prirent notre parti sans que nous ne sachions de qui il s'agissait. Ce que je sais, c'est qu'ils mirent les agresseurs en fuite mais l'un de nos protecteurs nous conseilla, sans que je ne puisse voir son visage, de quitter la ville le plus rapidement possible. Je me souviens juste d'une forme plutôt élancée, féminine et doté d'une chevelure qui cachait son visage.

J'ai donc pris son conseil au pied de la lettre et j'ordonna à ma femme et mes filles de monter dans la voiture et de laisser nos affaires sur place. La même nuit, nous avons pris une chambre dans un hôtel d'une ville voisine, à environ 50 kilomètres.
Une fois en sécurité et assuré que tout ce petit monde était paisiblement endormi malgré cette terrible nuit, je me surpris à feuilleter une brochure d'une petite ville touristique: Santa Carla.

J'en avais pas mal entendu parler: Une criminalité à peine présente, des fêtes et des activités chaque jour et la possibilité de trouver assez facilement du travail. Une de mes collègues, qui vivait sur place, m'avait d'ailleurs confirmé qu'elle s'y épanouissait plutôt bien malgré certains événements étranges. Un détail qui m'était passé rapidement par dessus la tête.

Peut-être aurais je du justement mieux me rappeler de cela.

J'avais engagé une société de déménagement privée pour aller chercher nos affaires. Étonnement, tout était encore en place. Je m'étais attendu à ce que la maison soit vandalisée, retournée et même grandement dépouillée. D'après les déménageurs, un groupe de personnes armées veillait devant notre ancienne location. Je n'ai jamais su de qui il s'agissait et jamais je ne pus les remercier pour leur aide.

Mais passons à présent à notre nouvelle vie.

Un mois plus tard, grâce à quelques amis, nous avions pu trouver une petite location pour pas cher dans la ville de Santa Carla. L'ambiance y'était bien plus différente, plus festive. Mes filles semblaient adorer cet endroit mais pour une raison qui m'échappait durant les premiers jours, je continuais de ressentir une appréhension que ma femme mit sur le compte du déménagement et des derniers événements.
Nous habitions alors dans la zone résidentielle de Harker Estate, sur Hooper Avenue et le premier détail qui vint à mon esprit, c'était l'ensemble de maisons, vides et à vendre. Pourtant, le quartier était plutôt joli, en partie boisé et non loin des différents commerces de la ville. De plus, il y'avait un arrêt de bus qui desservait la zone et permettait à la fois de se déplacer facilement et d'emmener les filles à l'école. Toutes ne tardèrent pas à se faire quelques amis et c'était tout à mon plaisir. En ce qui me concerne, j'avais trouvé un petit travail de comptable au centre ville. C'était pas trop mal payé mais c'était encore très en dessous de ce que je pouvais gagner autrefois.

Le seul petit détail qui entachait les faits, c'était la moitié du quartier vide, sans oublier le couple totalement déjanté en face de chez nous, des jeunes qui avait une étrange manière de s'habiller. C'était étonnant de trouver ce type de personnes dans un quartier qui ne leur correspondait pas vraiment. Il y'avait aussi certains raton-laveurs qui aimaient bien se taper des en-cas dans les poubelles du quartier en compagnie de quelques chats errants. D'ailleurs, l'un d'eux avait, une fois, particulièrement attiré mon attention, avec ses yeux mauves. Je n'avais jamais vu de chats avec de tels yeux. Peut-être cela était il du à une aberration chromosomique ou quelque chose du genre. Je n'ai vu ce chat qu'une seul fois durant notre séjour mais son regard, perçant et mystérieux, m'avait particulièrement mis mal à l'aise.

Pendant environ 9 mois, les choses se passèrent plutôt bien et nous avions oublié nos déboires de Stoughton. Mais les choses ont dégénéré un soir d'octobre.

Mes filles avaient pour habitude, le week-end, de se rendre à la fête foraine de la ville qui était comme une sorte de petit parc d'attraction au bord de la mer. Malgré certaines rumeurs, j'avais accepté, à condition qu'elles soient accompagnées, qu'elles aillent s'amuser un peu. Après tout, la semaine avait été dure et elles avaient autant le droit que nous de passer un peu de bon temps. Personnellement, j'ai pour habitude de bricoler un peu sur des vieilles machines, des ordinateurs vieux de plusieurs années afin de leur donner une seconde jeunesse. C'est un passe-temps comme un autre.
Comme prévu, une fois récupérées à minuit, les filles me racontèrent leur soirée, que ce soit sur le grand huit, dans la salle des miroirs ou sur la plage, en mangeant une petite douceur. A chaque fois, j'étais heureux de les écouter et de constater qu'elles avaient pris leurs marques dans la ville. Je les sentais même bien plus heureuse qu'à l'époque où nous vivions à Stoughton, qui était un secteur calme et ennuyeux.

Vingt minutes après, nous étions de retour dans notre quartier. La zone semblait souffrir d'étranges surtensions dont les effets se répercutèrent sur les lampadaires. Ceux-ci clignotèrent sporadiquement et ma plus jeune, Lisa, me fit part de ce premier détail. Je lui rétorqua alors qu'il devait y'avoir des soucis avec la centrale électrique de la ville, ce qui n'était pas une première sachant que la fête foraine et les quartiers voisins pouvaient pomper de grandes quantités d'énergie. Nous aurions pu en rester là lorsqu'un autre détail éveilla mes sens. Au début, je pris cela pour un murmure, quelque chose de lointain. Lisa et Rita entendirent aussi cet étrange bruit et comme elles, je me surpris à tenter d'écouter ce dont il s'agissant, sans que je ne puisse pour autant le localiser, le vent se jouant un peu de nous ce soir là. Toutefois, au fur et à mesure que nous écoutions, ce bruit semblait se préciser, se transformant, muant et passant de murmures à sortes de pleurs encore lointains.

Mes filles me regardèrent, me demandant si il pouvait s'agir d'un enfant du voisinage dont les parents avaient leur propre conception d'éducation. A Santa Carla, il n'était pas rare de voir des gosses livrés à eux-même, comme un peu partout dans ce monde. Toutefois, ce spectacle avait une tendance à se présenter un nombre impressionnant de fois, comme un film répétant sans cesse le même passage. Rita, elle, me fit ensuite part d'un détail que je n'avais pas encore remarqué: Le silence du quartier.
Notre maison est quasiment voisine d'un petit lac où insectes et autres batraciens aimaient nous offrir en chœur un concerto de croassement et autres joyeusetés. Chaque soir, nous entendions ces bruits si significatifs de la présence de la nature, parfois accompagnés des hululements des rapaces nocturnes.

Mais il n'y avait aucun bruit. La nature s'était tue, comme habité par la peur, comme si quelque chose avait pris sa place ce soir là. Autant dire que les petites ne se sentirent pas rassurée. Mon premier geste fût de les faire rentrer car elles en avait assez entendu. Ce fût le moment où Clarisse, ma femme, se rua, en panique, hors de la maison, pour me faire part de ces étranges bruits qu'elle entendait depuis mon départ. Bien que j'aurais pu penser à une blague de mauvais gout faite par des voisins stupides, quelque chose me fit comprendre qu'il y'avait anguille sous roche. Nos voisins, eux aussi, firent leur apparition sur le pas de la porte, au même titre que les quelques autres qui habitaient Hooper Avenue. Nous étions vraiment peu nombreux, peut-être une dizaine de familles sur une trentaines de maisons. C'était moins de la moitié et beaucoup avaient des enfants terrorisés par ce qu'il arrivait. Tous finirent par se réunir en face de ma maison, comme sous le coup d'un appel. En temps normal, j'aurais hurlé à tout le monde de rentrer mais au vue des témoignages qui se rejoignirent tous, j'en conclus rapidement qu'un truc n'allait pas. Certains maris étaient même sorti avec des armes de fortunes, à l'exception d'un seul, un type plutôt massif et dans les deux mètres qui répondait au nom de Cliff Moran. Celui-ci avait à la main une arme à feu, un Glock 39, une arme de poing compacte mais efficace. Celui-ci demanda à certains de venir avec lui et à d'autres de rester avec les femmes et les enfants, disant que personne ne devait bouger ni entrer dans les maisons, sous aucun prétexte. Le type savait garder la tête froide comparé à un paquet d'entre nous qui n'étions pas rassurés.

Les pleurs, qui devenaient de plus en plus fort, se mêlèrent à de terribles cris, du genre qu'on ne pouvait pas facilement oublier. L'intensité de ceux-ci provoquèrent des pleurs chez les enfants les plus jeunes des familles du quartier. Le tout était devenu presque insupportable à entendre. Avec Cliff, nous avions formé un groupe de 5 hommes dont lui, moi, son fils de vingt et un ans, ainsi que deux autres voisins que je ne connaissais que le visage et à qui il m'arrivait parfois de dire bonjour le matin quand je partais au boulot.
Nous avons alors descendu la rue, tentant de localiser les pleurs. Le colosse, qui avait clairement des airs de G.I tant il bougeait comme un soldat, était persuadé qu'un salopard était à l'oeuvre et c'était aussi notre idée à tous. J'avais appris que la ville regorgeait de fumiers en tout genre mais que, selon ses dires, ceux-ci avaient une tendance à se tenir à carreau depuis quelques années. Mais il arrivait parfois que l'un d'entre eux ne puisse s’empêcher de repasser à l'oeuvre.

Le type, qui était clairement un G.I dans sa manière de se déplacer et de revérifier son arme, nous expliqua qu'il arrivait parfois des choses étranges en ville mais qu'il avait préféré garder le silence devant les gosses afin de ne pas les effrayer davantage. Un très bon réflexe de sa part bien qu'en ce qui me concerne, j'avais du mal à faire en sorte que mes sphincters ne se relâchent pas trop violemment. Il revint également sur des histoires qu'il avait vécu lors de ses opérations à l'étranger, et d'un phénomène très similaire à celui qui se déroulait. Pour lui, ce qu'il se passait n'avait rien de logique ni explicable mais qu'il fallait aussi s'assurer que ce n'était pas un malade qui s'en prenait à un pauvre gosse. Dans ce dernier cas, on ne serait pas trop de cinq pour lui régler son compte et ensuite, le livrer à la justice........bien que, je vous avoue, je lui expliquerais bien ma justice à coup de pompe dans les dents. Ainsi, nous pourrions mettre un terme tout de suite à ce qu'il se passait.

Ma femme m'envoya rapidement un sms pour me prévenir que la police avait été avertie et qu'elle était en route. De ce qu'elle me dit comprendre, le standard de celle-ci avait ordonné à tout le monde de rester groupé et de ne rien tenter le temps que les flics arrivent pour régler cette histoire. J'en fis alors part à mes camarades d'infortune dont Cliff qui, malgré la demande, refusa de rester les bras croisés, arguant que d'ici à ce que les flics se pointent, il pourrait être trop tard pour le gosse, dont les cris redoublèrent d'intensité.
J'avoue qu'il avait pas faux mais une question me taraudait: Qu'est ce qui pouvait terroriser autant ce gosse pour qu'il hurle de cette manière? De plus, tout le voisinage, selon Cliff, était présent, ce qui excluait d'office une famille. Autant dire qu'aucun indice ne laissait suggérer qu'un tel événement se déroulait actuellement, à l'exception de ces cris incessants.

Ces cris n'avait clairement rien d'ordinaire. Ils étaient à vous glacer le sang tant ils étaient insoutenables et même Cliff semblait de plus en plus perturbé par ce qu'il entendait, serrant toujours plus sa main autour de la crosse de son arme. Les hurlements donnaient l'impression que le gosse devait certainement être en train de subir des sévices monstrueux, à la limite de la torture. Pour lui, les hurlements, qui semblaient s'être rapprochés au fur et à mesure de notre marche, nous avaient amené devant une maison dont le panneau branlant "A vendre" indiquait clairement qu'elle ne connaissait aucun propriétaire à ce jour. Allez savoir pourquoi mais c'est le moment où, à mon tour, j'ai composé le 911, peut-être parce que je pensais que nous avions trouvé l'origine de tout ce bordel. Au bout du fil, la standardiste me confirma à la fois l'arrivé de plusieurs unités tout comme elle se tut lorsqu'elle entendit les cris, comme prise au dépourvue. Bien qu'elle tentait de se reprendre, on pouvait clairement sentir la peur dans sa voix lorsqu'elle nous demanda de retourner avec les autres familles. Ce genre d’événement avait pour habitude de mal tourner pour ceux qui tentaient de s'y impliquer mais une fois de plus, nous nous heurtâmes au refus de Cliff, qui avait clairement l'intention de défoncer la porte et d'en finir avec l'origine de ces hurlements déchirants.

On entendit alors des coups autour de nous, comme si quelqu'un frappait contre une porte ou des murs. La violence des coups était telle que son écho se répercuta dans tout le quartier. Des mètres plus loin, les autres, totalement paniqués par la tournure des événements, nous suppliaient de revenir. Mais Cliff n'écouta pas et après plusieurs coups de pied, enfonça la porte d'une demeure de deux étages dont le style laissait suggérer qu'elle avait été bâtie très récemment, comme beaucoup de maisons de ce quartier.

C'est à ce moment là que tout cessa, ce qui coïncidait, comme par hasard, avec l'arrivée de la police en très grand nombre, soit neuf voitures, contenant entre deux à quatre policiers chacune. Cliff cacha rapidement son pistolet, tandis que, histoire d'éviter de se faire tirer à vue, nous jetions rapidement nos armes de fortune. Alors que les flics descendirent de voiture, les cris reprirent, avec plus d'intensité encore. Mais la voix de l'enfant sembla se déformer, comme prenant un ton bien plus grave. Difficile pour eux de nier des faits aussi étranges. Ceux-ci se déployèrent alors un peu partout, une lampe torche à la main, et un flingue à l'autre. Ils nous ordonnèrent de retourner avec le groupe et de les laisser faire. Ils se sont alors déployé un peu partout. Deux d'entre eux nous ont raccompagné vers nos familles pour rester avec nous et recueillir nos témoignages. Les autres, eux, exploraient le quartier, la peur au ventre et ca se voyait à leur manière de regarder un peu partout. Personne n'avait l'esprit tranquille et j'étais persuadé que certains d'entre eux pétaient déjà de trouille tant leurs gestes semblaient rapides, nerveux.......

Puis, tout cessa net d'un coup. Le calme retomba sur le quartier mais une fois de plus, quelque chose ne collait toujours pas. Ce silence de mort continuait de régner sur la zone et il avait quelque chose de vraiment terrifiant, comme un balancement maudit capable de de vous remettre les pendules à l'heure. En fait, j'avais le pressentiment que les choses allaient devenir pire dans les minutes à venir mais ce qui allait suivre serait bien au delà de ce que j'aurais pu imaginer.

Le cycle de cris a finalement repris après une courte accalmie. Je dirais entre deux ou trois minutes, à peu près.......sauf que les hurlements n'étaient plus ceux d'un enfant. Ceux-là étaient plus graves, rauques, montant crescendo comme un puissant grondement surgissant des entrailles de la terre. Puis, il y'eut une explosion, comme du verre fracassé à coup de batte par un type qui aurait un peu trop abusé sur le crack et qui aurait eu un besoin urgent de se défouler sur le premier truc qui lui passait à portée de main. Les vitres de la maison que Cliff avait désigné avant que les policiers n'arrivent, explosèrent toutes en morceaux, au même moment, projetant des tessons de verre en direction d'un policier qui fût touché. La porte, elle, s'ouvrit à la volée et il y'eut un vent puissant, comme un souffle sombre et froid, terriblement froid......puis, une à une, les maisons du quartier virent leurs vitres voler en éclat de la même manière. Les portes claquèrent avec force et des coups d'une puissance monstrueuse résonnèrent dans tout le quartier. C'était comme de puissants coups de massue sur le goudron et chaque impact semblait se montrer plus terrible, voire, surpuissant que le dernier.

Si certains avaient réussis à se contenir et à garder une certaine réserve face aux événements, autant dire que cette fois, tous furent pris de terreur. Une réaction primaire et logique face à l'illogique. Le policier qui avait été touché par les tessons ne semblait plus montrer signe de vie. Les autres s'étaient rués vers lui pour tenter de l'aider tandis qu'un de ses camarades appelait des renforts et une ambulance.
Ils n'eurent que peu de temps pour s'occuper de lui, car le corps de leur camarade fût attiré....ou traîné, difficile à dire, par quelque chose que nous étions incapables de voir. Nous avons vu son corps disparaître dans l'embrasure de la porte, cette dernière se refermant sous les yeux apeurés des policiers présents. Bien sûr, ils ont tenté, malgré leur peur, d'aller secourir celui-ci mais quoi que soit cette force qui l'avait amené à lui, elle ne comptait pas relâcher son emprise ni même se contenter d'un tel tour pour démontrer sa puissance. Chaque moment passé était pire que le précédent. J'en voulais pour preuve des voitures qui furent soulevés à plusieurs mètres au dessus du sol pour retomber lourdement dans un bruit de métal broyé. Les bornes à incendies éclatèrent à leur tour, déversant de l'eau sur quiconque passait à coté. Un de mes voisins fût d'ailleurs tué net par un des vérins de sécurité, la tête à moitié explosé sous les yeux de sa femme. Celle-ci fût victime à son tour du jet d'eau, projetée avec force contre un des arbres, la nuque brisée net.

Les policiers, quant à eux, avaient abandonné l'idée de secourir leur camarade, tentant de nous protéger du décor, mu par une sorte de volonté féroce de tous nous tuer. L'idée était maintenant de fuir le quartier le plus rapidement possible sans se faire faucher par tout ce qui nous fonçait dessus. Les lampadaires voyaient leurs ampoules exploser quand ils n'étaient pas arrachés du sol pour tomber sur le groupe. Les plaques d’égouts volèrent en notre direction, tuant trois personnes de plus dont un pauvre gosse et son père. Même le chien du quartier n'y réchappa pas, pulvérisé par une des voitures qui fût lancé en notre direction. Celles qui ne décollaient pas en notre direction prenaient mystérieusement feu. Quelle que soit cette chose, cette.....abomination qui nous attaquait, nous l'avions réveillé dieu sait comment et à présent, elle voulait notre mort à tous, quitte à déchaîner l'enfer.

Les cris de la chose.......de ce monstre, continuaient de résonner autour de nous, comme gagnant en puissance à chaque personne qu'elle tuait. Nous étions incapables de lutter, de lui faire face, non seulement de par notre peur mais aussi notre incapacité à discerner celle-ci. Nous n'avions plus qu'un seul objectif: Fuir, courir le plus vite possible sans nous retourner, sans observer derrière nous de peur de voir quelque chose ou d'être happé. Je crois que le pire, ca a été de voir Cliff prendre feu sous nos yeux alors que nous avions atteint le bout de la rue tandis que les voitures de police et les ambulances arrivèrent en nombre. Il fût la dernière victime de cette terrible soirée et l'origine de sa combustion ne fût jamais réellement expliqué. Mon premier réflexe à été de lui dire de rouler sur le sol tandis que je tentais de l'éteindre avec ma veste, sans succès, comme si quelque chose continuait d'alimenter le feu. Malgré mes efforts, celui-ci passa de vie à trépas sans que nous n'ayons été capables de l'aider. Selon certains, celui-ci aurait pu porter sur lui un objet qui aurait été à l'origine du souci. A vrai dire, les flics disaient cela avec le ton d'un enfant convaincu que la maison du coin n'était pas hanté. Mais moi, je sais ce qu'il s'est passé. J'ai eu le temps de voir cette main aux ongles limés en pointe se poser sur son épaule.....là où à démarré le feu.

Les gens arrivés en renforts, eux, assistèrent à leur tour à cet infernal spectacle, avec le regard habité par l'angoisse absolue. Outre Cliff qui avait pris feu, les maisons furent à leur tour ravagées par d'étranges flammes montantes vertes tandis que d'autres voyaient leurs façades exploser comme si un véhicule leur rentrait dedans à haute vitesse. Personne n'osa s'engager dans le quartier, de peur d'être victime à son tour des manifestations surnaturelles qui déferlaient avec une puissance infernale.

Une fois de plus, notre vie nous fût volée, mais par chance, grâce à Dieu, diraient certains, nous y'avions réchappé, une fois de plus. Nous étions parvenus à nous glisser hors des griffes du diable comme le disait ma femme. La nuit même, nous fûmes pris en charge par les services sociaux et soignés à l'hopital aux frais de la ville. Nous étions tous en état de choc et c'était pire pour les familles ayant perdu certains des leurs. Alors que mes filles et ma femme se reposaient, je me permis d'écouter les conversations de certains policiers et d'après eux, les phénomènes avaient cessés mais les corps des victimes ne furent jamais retrouvé, comme si quelqu'un était passé pour les récupérer.

A vrai dire, j'ai bien une idée de ce qui a pu leur arriver mais c'est une hypothèse que je me refuse à énoncer, sans doute par peur ou par refus de cette réalité. Ce que je savais, c'est qu'une fois de plus, j'avais traîné ma famille dans un enfer pire que celui de Stoughton.
Ce que je peux vous dire, c'est qu'à la suite de cette tragédie, le quartier fût déclaré comme inhabitable. Il y'eut des tensions avec la société immobilière qui accusa les habitants d'avoir monté de toute pièce l'histoire afin de traîner les patrons dans la boue et réclamer des indemnités. Nous fûmes même accusés d'avoir tués certains des nôtres durant cette terrible nuit et les propriétaires ne démordaient pas malgré les témoignages des agents de police et des secours, qui virent par eux-même les terribles événements de cette nuit. Fort heureusement, les juges et avocats ne donnèrent pas raison aux propriétaires et même ceux censés les défendre semblaient mettre peu d'ardeur à la tâche. Un moment sur lequel je refuse de revenir.

Depuis cette histoire, je dois avouer que j'ai perdu le sommeil. Je passe mes nuits à me retourner, à me demander si cette chose viendra nous chercher un jour. Il m'arrive parfois de m'écrouler au travail et de me réveiller brusquement, comme si je pouvais sentir la présence de cette chose jusque dans mon sommeil. Ma femme, elle, fût tellement bouleversée qu'elle fût admise en psychiatrie. Cela fait maintenant un an. Mes filles, elles, ont tenté d'oublier cette terrible nuit, et même si il leur arrive de sourire, je sais bien que lorsque vient la nuit, celles-ci deviennent habités par une terreur silencieuse qui en dit long sur le traumatisme qui les habite. C'était d'autant plus difficile pour nous qu'à l'exception de quelques particuliers, personne ne prit notre témoignage au sérieux. Les journalistes n'hésitaient pas à nous mettre au pied du mur, nous traitant de falsificateurs, de menteurs, classant notre histoire comme un baratin moderne destiné à faire le buzz. Il y'avait fort à parier que les patrons immobiliers avaient payés ces types grassement pour nous détruire vu la publicité que nous leur avions fait.
Ce que le public s'était toutefois toujours demandé et ce qui à, bien entendu, entretenu le mystère, c'était le fait que malgré nos "divagations", les promoteurs et leurs potes n'aient jamais accepté de passer ne serait-ce qu'une nuit sur place.

Je parierais très fortement qu'intérieurement, ces salopards croyaient dur comme fer à notre histoire mais espéraient passer outre afin de se faire une bonne marge financière. Peut-être étaient ils même déjà au courant bien avant que tout le monde ne s'installe. Je vous avoue que j'ai pas trop envie d'avoir raison, sinon, ça prouverait que ces pourris nous auraient délibérément envoyé à la mort.

La seule chose positive, c'est que grâce à l'intervention d'un cabinet d'avocats et d'une jeune femme brune dont j'ai oublié le nom, nous avons été relogés gratuitement dans un autre quartier éloigné de là où nous étions et nous touchons une indemnité à vie. Mais cela n'effacera jamais ce que nous avons vécu. Ce que je sais, c'est que cette chose sera toujours là. Cette entité est malveillante et elle ne partira jamais.

Une de mes collègues, qui croyait à notre histoire vint un jour frapper à ma porte pour me parler. Une fois installé devant un café que je lui servis dans le plus grand des silences. Celle-ci me fit part des articles qu'elle avait lu et refusait de croire que nous mentions. Il y'avait eu des morts, des enfants terrorisés quand certains ne portaient pas une cicatrice psychique à vie. La limite de la blague avait été franchie depuis fort longtemps et elle savait que l'ensemble des habitants ne gagnerait rien à mentir. Elle me fit alors part d'un accident ayant touché une de ses sœurs qui avait justement habité le quartier et qui, en compagnie de son mari, l'aurait quitté en laissant ses affaires. Sans aller dans les détails, je sais qu'ils auraient été victimes d'attaques nocturnes et d'apparitions terrifiantes qu'ils furent incapables de décrire. Depuis, elle et son mari ont quitté Santa Carla pour ne plus jamais y' revenir.

Depuis cette nuit, je comprends mieux pourquoi la moitié des habitations n'avaient pas trouvé d'acquéreurs. A ce jour, plus personne n'ose s'approcher de cette zone et même certains quartiers des environs se sont vidés de la presque totalité de ces habitants. En fait, Myers Estate est aujourd'hui intégralement vide et des barrières bloquent les accès.

Il m'arrive parfois d'y passer et de m'arrêter devant les rues vides pour observer ce qui ressemble à un village fantôme......dans tous les sens du terme.

Et parfois, j'entends encore les pleurs......et les cris.




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MessageSujet: Re: Les Légendes de Santa Carla(en cours)   Sam 11 Nov - 1:36

Le Puits de

Pikeville



N'avez-vous jamais souhaité voir vos rêves les plus fous se réaliser ? Pouvoir devenir riche, devenir un maître du monde ou encore, pouvoir faire tomber dans vos bras la fille que vous désirez? Cela vous parait improbable et pourtant, je vous assure qu'il existe à ce jour, une possibilité pour que même le pire des loosers devienne une personne importante, aimée et respectée.

Je le sais parce que je l'ai essayé et cela fonctionne. Je veux dire, j'ai vu ce puits, j'ai vu sa magie de mes propres yeux. C'était totalement dingue et pourtant, quand je me suis rendu à Pikeville pour essayer ça, les gens m'ont mis en garde, évoquant un équilibre à ne pas enfreindre et d'autres me disaient qu'il était parfois dangereux de jouer avec les souhaits. Pour ma part, je vous avoue que j'avais toujours eu envie d'une fille magnifique, la personne impossible à approcher pour un petit gars de mon espèce, souvent supplanté par ceux que la nature avait un peu trop gâté et parfois, bercé très près du mur.

Alison m'obsédait, de jour comme de nuit. Elle hantait chacune de mes pensées, chacun de mes rêves. Des rêves que j'aurais voulu ne jamais voir s'arrêter. Je pouvais la prendre dans mes bras, lui dire à quel point je l'aimais et sentir son parfum près de moi. Pourtant, rien de cela ne m'était destiné et chaque réveil était pire que le précédant, emprunt d'une longue tristesse que je gardais constamment à mes cotés comme une compagne éternelle et désignée.

C'est cruel de rêver de cela et de voir que rien n'est réel.

Les habitants de Pikeville n'aimaient pas parler de ce puits. Ils balançaient souvent un charabia mal articulé à propos de celui-ci, de la demeure ayant autrefois appartenu à une tueuse et de gens disparus. Seul l'un d'entre eux, en échange d'une bouteille et d'un billet, accepta de m'en dire plus sur le puits et son histoire. Tout d'abord, il me demanda jusqu'au j'étais prêt à aller afin de voir ma volonté se concrétiser. Sur l'instant,la question avait parue étrange et presque malaisante et je crus même discerner un début de rictus sur son visage alors qu'il baladait ses ongles sur la table du petit restaurant où je m'étais arrêté. Je lui ai alors parler, non sans une certaine méfiance, de mon attirance pour Allison et la manière dont elle refusait de m'accorder le moindre regard. L'homme, toujours avec ce fichu sourire, prit d'abord la bouteille, m'observant de ses yeux d'un vert étrange, buvant deux gorgées avant de poser à nouveau cette dernière et de m'adresser la parole.

Il me donna alors la position du puits m'expliqua qu'il existant une condition pour que le vœu fonctionne. Et le truc était simple, anodin mais terrifiant à la fois. Il suffisait juste de lancer une pièce au fond de celui-ci......et de faire un voeu tandis qu'elle tombait. Mais il y'avait une condition: La pièce devait toujours tombé du coté pile......et non du coté face. Quand je voulu lui demander pourquoi, il se contenta de me dire que c'était la règle et qu'elle était ainsi faite, qu'elle ne devait jamais être transgressée.

Après avoir écouté ses paroles et réglé la note, je pris congé de l'étrange homme au regard vert et aux cheveux grisonnants, ce dernier m'adressant un sourire qui aurait voulu se montrer sympathique mais qui me mettait mal à l'aise. A vrai dire, il me terrifiait et j'avais l'intime conviction qu'il me cachait quelque chose. Moi qui était parti pour foncer vers le puits, je décida, dans un élan de sagesse et aussi, afin de calmer mes angoisses, de ne pas m'y rendre tout de suite et de prendre une chambre dans un vieux motel sur lequel je ne ferai aucune mention à part qu'il me permit, le temps d'une nuit, de me reprendre et de peser le pour et le contre, et ce faisant, me permettant de me laisser dire que les paroles de ce type n'étaient, au final, que des divagations d'un autochtone n'appréciant pas la visite d'un étranger comme moi. Cela collait avec les nombreuses mises en garde et les regards noirs que les gens m'adressaient depuis mon arrivée.

Le lendemain, après avoir pris une collation et mûrement réfléchi, je pris le chemin du puits, situé à l'orée de la ville, au nord. Après quelques minutes dans les transports et un peu de marche à pied sur un petit chemin de terre abandonné, le puits se profila au loin, comme s'imposant à ma vue au milieu d'un vieux terrain délabré aux allures sinistres, de par les barrières en bois vétustes et l'état de la maison, totalement délabré.

Le puits était là, devant moi, comme attendant ma décision et très franchement, si, il y'a encore quelques heures, j'étais décidé à faire ce qu'il fallait, un étrange sentiment, une sorte de malaise que je ne pouvais expliquer, m'avait envahi, un peu comme si quelque chose souhaitait me mettre en garde. Bien sûr, j'ai immédiatement repenser aux paroles du vieil homme et notamment sa réplique sur les conséquences de mon acte si je venais à violer la règle.

Mais ce n'étaient que les paroles d'un vieil homme un peu sénile. Voilà comment je voyais la chose......et cette règle stupide.....je veux dire, qui pourrait savoir si la pièce allait retomber du coté pile ou du coté face? J'étais seul et personne à l'horizon. Après tout, peut-être avaient ils eux même peur de quelque chose qu'ils ne voulaient pas comprendre et qui sait, empêcher les autres d'en profiter. C'est sur cette pensée que je laissais tomber une petite pièce dans le puits.

La suite? Comme je vous l'ai dit, tout cela fonctionne. Il s'est réellement passé quelque chose et tout ce qu'on raconte est loin d'être une histoire farfelue. D'ailleurs, il y'a encore pas mal de personnes qui viennent ici pour espérer voir leur vœu se réaliser. Du fond du puits, je ressens leurs espérances et lorsque chute la pièce, je vois leur vie s'envoler, s'étioler alors que la créature vient les chercher pour les emmener avec elle......au fond du puits........avec ceux qui n'ont pas eu de chance......dont moi.

Après tout, je ne vous ai jamais dit que mon vœu s'était réalisé. J'ai simplement dit qu'il se passait effectivement quelque chose quand tombait la pièce. Mais j'étais loin de m'imaginer que c'est ce qui allait m'arriver.



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