Singulière rencontre dans une ruelle
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 Singulière rencontre dans une ruelle

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The Empathic Heart

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MessageSujet: Singulière rencontre dans une ruelle   Sam 30 Avr - 17:15


Ce devait être un bel après-midi, pas dans le sens où il allait faire beau et chaud - un amoncellement de nuages n'était jamais de bon augure en ce sens-là - mais plutôt dans le sens où il était supposé que tout aille bien. Relativement. Il y avait toujours quelqu'un pour qui rien n'allait bien. Généralement, c'était le cas pour les personnes ronchonnes, moroses et bougonnes. Ou tout simplement pour une personne peut-être un peu trop empathique sur les bords. Malheureusement Lestat n'avait pas choisi ce pouvoir qui exacerbait déjà son empathie naturelle.

Malgré tout, le temps n'était pas trop capricieux à son goût, Amaryllis était en bonne santé et s'était habituée à demeurer enfermée dans l'appartement, ne prenant l'air qu'à la fenêtre donnant sur la rue d'où elle pouvait contempler les passants, lui-même continuait de rapporter un salaire suffisant quoique modeste pour les faire vivre humblement encore quelques temps, sans oublier les quelques primes de fin d'année ou celles attribuées par son patron pour ses qualités de vente. A dire vrai, son empathie et naturelle et magique - et non-voulue - demeurait assez pratique sur certains points, notamment dans son métier; il ne lisait pas dans les pensées, mais lisait les sentiments en les ressentant, lui permettant de déduire quelque peu ce que les clients pouvaient vouloir. Ainsi, il était aisé de convaincre une dame d'acheter les fruits devant lesquels elle était joyeuse d'en voir car, après une petite discussion partielle avec Lestat, lui rappelait la tarte que lui faisait sa mère tous les dimanches, alors qu'elle n'était pas venue en acheter. Il avait appris à prendre sur lui, bien que cela demeurait difficile, quand des sentiments contradictoires le prenaient à la tête et au coeur, à cause de son entourage, souvent les clients. Fort heureusement, l'épicerie dans laquelle il avait trouvé un emploi était grande, et bien que parfois bondée, il lui était aisé de se réfugier derrière un rayon pour souffler une seconde avant d'être abordé par un client désireux d'un quelconque renseignement, lui permettant d'éviter une crise de nerfs ou de larmes devant tout le monde. Cela ne lui était jamais arrivé, du moins pas devant les clients, seulement devant ses collègues. Son patron avait été suffisamment compréhensif et gentil pour lui trouver de multiples excuses; le stress, car parfois les clients sont enquiquinants, des collègues vaches par moments, il était sûrement malade, plus que d'habitude du moins, et il était bègue le pauvre !...Tant qu'il ne faisait pas cela devant les clients...Bref.

C'était un mardi et il était l'heure du goûter. Là où Amaryllis et lui prenaient le thé à cette heure-ci tous les samedis, ensemble, dans la cuisine et jouaient aux échecs, avec la certitude et la confirmation que la jeune fille le battait à plate couture incessamment, elle buvant un savant mélange de différentes plantes qu'il ramenait des courses, et lui se régalant du goût délicat et raffiné de la rose, il se retrouvait dans la pièce réservée aux employés, seul dans un coin à prendre sa pause, non loin d'un collègue qui ne l'avait pas vu. Et quel collègue ! Fort heureusement que celui-ci ne l'avait pas remarqué, car il aurait été fort certain qu'il se serait amusé à railler le pâle empathe; à dire vrai cet individu assez peu sympathique était sûrement le plus crétin de tous les employés de l'épicerie et s'amusait à se moquer du bégaiement de Lestat, le bousculer quand le patron n'était pas dans le coin était un jeu. Dans l'attente que l'autre sorte, le bègue s'était recroquevillé dans un coin de la pièce, presque apeuré alors qu'il pouvait presque ressentir l'ennui de son collègue lui caresser lentement l'esprit et le coeur. Sa maigre et pathétique stratégie fonctionna puisque l'autre ne l'avait pas vu et sortit pour retourner travailler. Lestat s'autorisa à soupirer avant de se lever, de se rendre aux toilettes pour se rincer le visage et effacer toute trace de quelques maigres larmes qui avaient pu couler sur ses joues par inadvertance, avant de retourner à son travail. De là où il était, entre deux rayons à ranger et clients à renseigner, il voyait l'après-midi passer et le jour décliner. Pour sa part, il avait fini à dix-huit heures précises puisqu'il avait pris son service tôt, contrairement à son désagréable collègue; mais cela était dans le contrat, et puis, ce n'était pas à Lestat de fermer la boutique pour aujourd'hui.

Le jeune homme fit rapidement quelques courses comme c'était prévu, afin de ramener ce qu'Amaryllis lui avait demandé. Enfin...des courses...il ne s'agissait que de reprendre du beurre et du thé; leur consommation de thés, tisanes et autres infusions était assez grande. Une fois fait, il s'apprêta à rentrer chez lui, en coupant par les ruelles du centre-ville afin d'esquiver un maximum de personnes comme il avait l'habitude de faire. Il alluma le petit lecteur MP3 qui devait bien avoir deux ans et se colla les écouteurs dans les oreilles, cela l'aidait à se calmer, parfois, quand il avait un trop plein d'émotions autour de lui. De fait, c'était un leurre, une sorte de placebo qui fonctionnait une fois sur cinq, il n'y avait pas de réelle solution à son problème; à part celui de se contrôler, mais il y arrivait difficilement et tout se voyait sur son visage.
Dans les ruelles, il rencontra des gens, assez peu, mais il en rencontra. Trop d'émotions contradictoires. La lassitude d'un étudiant rentrant chez lui, la colère d'une fille que son copain avait plaqué, la tristesse d'un amant délaissé, la haine d'un passant pour une chose quelconque. A cela, il chut sur le sol, dans un coin, le temps que cela se passe, afin que personne ne vienne le déranger - du moins l'espérait-il - rangeant le MP3 dans la poche de sa veste. Il était là, dans l'ombre d'une ruelle, regardant les quelques passants l'ignorer et passer devant lui tandis que lui souffrait de tous les sentiments qu'il ressentait, contradictoires, complémentaires, intenses et le faisant souffrir. Il ferma les yeux, sa douleur et sa tristesse se mélangeant à celle d'une passante en peine après un chagrin d'amour si fort qu'il se laissa aller bien même après son passage, laissant les larmes couler, abondamment mais silencieusement, toujours les yeux fermés, ne voyant pas qui s'approchait, l'entendant seulement, mais n'osant pas même bouger, et encore moins parler de peur d'être encore moqué par son bégaiement.
Que cette personne s'en aille et passe son chemin, c'était là tout ce qu'il voulait, mais il était sûr que cela irait autrement; après tout, l'histoire ne faisait que commencer.
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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Mer 4 Mai - 10:31

Ces dernières semaines avaient été plus qu’éprouvantes pour notre jeune avocate. Elle avait besoin de sortir, pour à nouveau sentir le soleil éblouissant, enfin pas tant que ça, sur sa peau. De sentir à nouveau le vent vagabonder dans ses cheveux.
Amélia sortit de l’Agence avec pour seule compagnie un sac dans lequel elle avait toujours quelques fioles au cas où. La ville était instable, mais il y faisait bon vivre parfois. Lorsqu’il y avait ces quelques instants de répit où il n’y avait aucun démon, aucune créature qui se faisait un malin plaisir à rompre une paix très momentanée.
La miss n’avait pas forcément désir à aller dans un endroit particulier. Aussi la miss se contentait d’errer dans les rues de la ville sans non plus savoir si elle cherchait quelque chose. Peut-être cherchait-elle à effacer les souvenirs douloureux de ces dernières semaines ? Hochant machinalement la tête de droite à gauche, la demoiselle se demandait bien malgré elle ce qu’elle avait fait pour mériter ça.
Bien souvent la brunette se faisait la réflexion que bien souvent ici c’était pire qu’à San Francisco, elle se demandait même quelle folie les avait amenés ici. Et depuis, c’était comme s’ils s’étaient attachés à la folie qui régnait dans cette ville. A tel point que la miss avait même eu des enfants ici.

Fermant les yeux, ça lui rappelait la bataille qu’elle avait dû endurer pour réussir à récupérer Héléna des griffes de la démone qui avait osé la kidnapper à sa naissance. L’hybride s’imaginait avec peur les conséquences que ça allait avoir sur elle plus tard. Comment la soigner de ce traumatisme, et était-ce seulement possible.

Tandis que la miss marchait sans prêter attention au fait que les rues étaient un peu désertes, elle remarqua un homme, l’air tout aussi dépité qu’elle. Poussée par son envie de penser à autre chose que des souvenirs lugubres, Amélia le regarda avec un léger sourire

« Bonjour »

Lança-t-elle, sans même se dire par quel enchantement ce mot était sorti de sa bouche. Comme si son fort intérieur avait été attiré par une personne qui semblait tout comme elle avoir besoin de parler, ou juste d’une compagnie humaine ni plus ni moins. Pourquoi avoir choisi cet étranger plutôt qu’un autre ? Amélia ne saurait dire même la réponse à cette question.

Les passants se faisaient rares, tous préoccupés par une vie des plus difficiles. Très souvent atteints par des sentiments humains que bien des fois il fallait mettre de côté pour privilégier la prévention et la sécurité. Mais dans quel but, si même vivre simplement faisait parfois plus de mal qu’autre chose :

« Vous avez besoin d’aide ? »

Demanda soudain l’avocate qui décidément avait envie de se concentrer sur les problèmes de quelqu’un d’autre plutôt que les siens.
Amélia ne pensait même pas au fait de ce que penserait cette homme d'une inconnue qui lui adressait la parole sans crier gare. Passerait-elle pour une folle? Peut-être... Mais elle n'était plus à ça près.

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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Mer 4 Mai - 12:01

Lestat frissonna, son vœu mental avait échoué. Cela ne serait ni la première, ni la dernière fois. C'était sympathique de savoir que des gens pouvaient en avoir quelque chose à faire d'un pauvre bougre comme lui, prostré dans la rue ainsi, à pleurer des larmes qui sortaient bien de son corps mais n'étaient pas dues à ses propres sentiments ! Ils n'étaient qu'exacerbés que par ceux d'autrui, cela était gênant; mais il en avait l'habitude. Le problème étant que Lestat avait peur. Quand bien même la gentille personne se montrait sympathique et compréhensive, il avait peur. Une boule de peur s'installa dans sa gorge au point qu'il ne dit rien d'abord. Une fichue peur qui le laissa quelques instants encore sans voix.
La question de la dame resta en suspens quelques instants, laissant entendre dans le lointain les bruits de la ville, et tout proche des notes de piano provenant d'un bâtiment quelconque sans importance pour le reste de l'histoire. Il s'était écoulé presque un siècle pour Lestat lorsqu'il se décida à répondre; en fait, à peine quelques secondes, mais il est important de souligner le rapport au temps totalement décalé du jeune homme et les exagérations utilisées, car monsieur, passé le temps de son travail, n'a alors plus aucune notion du temps qui passe. Nul doute que cela changerait sûrement un jour. Les premières syllabes de sa réponse furent quelque peu inaudibles, coincées dans cette boule de peur évoquée plus tôt, le reste ne fut qu'une répétition de syllabes et de mots; les pauses involontaires au beau milieu et tout le contenu de ce qu'il disait confirmait aisément son bégaiement, ou bien le faisait passer pour un abruti; ou les deux.


-B-b-b-b.....s-s-s-oir...

C'était un automatisme chez lui que de dire bonsoir et non bonjour passée une certaine heure; loin de lui l'idée d'être impoli ou désagréable en rappelant qu'à ce moment, dire "bonjour" était dérisoire, il ne s'agissait, comme dit, que d'un automatisme. Il eut toutes les difficultés du monde pour la suite de sa réponse.

-J-j-j-je n-n'ai p-p-as-as........................B-b-besoin-soin d-d-d-d'aide...

Elle était beaucoup trop proche. Si son empathie magique n'existait pas, cela ne l'aurait pas dérangé outre mesure. Il se concentrait très fortement pour tenter de canaliser et d'enfouir cela profondément; il exploserait plus tard, ce n'était pas le moment. Il n'avait nul envie de paraître fou. Il n'avait toujours pas ouvert les yeux. Il se massa les tempes d'une main, l'autre étant serrée sur le sac; dans la rue, il n'avait pas confiance envers les autres, cela était évident. Il ne la connaissait pas. Il avait toujours peur. Une vague de sentiments qui n'étaient pas les siens l'envahit; cela provenait d'elle, ou peut-être de quelques passants qui se montraient parfois, se contentaient de passer en les ignorant ou les regardant curieusement avant de partir sans dire un mot. Il avait mal, il ne parvenait pas très bien à se concentrer et le fait de savoir d'où cela venait lui importait peu au final. Il souffrait, point.
Il ouvrit un œil, dévoilant le bleu saphir du gauche, dans lequel se lisait toute sa peur et sa souffrance. Ressentir ce qui n'était pas sien, des fois c'était agréable, parfois non; souvent un mélange des deux. Il était mal en point, comme à son habitude, il devait rentrer chez lui. Il espérait qu'elle le laisse tranquille, mais des fois on pouvait compter sur la bonté et la générosité des gens pour ne pas le faire; quelque part, c'était bien, pour lui c'était embarrassant. Oh qu'il aurait aimé avoir plus de contact humain ! Son empathie l'avait toujours empêché d'avoir des relations normales avec les autres.

Un petit coup de vent balaya la ruelle dans laquelle ils étaient, soulevant un relent de miasmes - ou tout simplement de mauvaises odeurs exacerbées - irritant si fortement la gorge du délicat jeune homme qu'il fut pris d'une affreuse quinte de toux; c'était là tout le malheur d'être aussi sensible que lui. Déjà qu'il était mentalement, il l'était physiquement; c'était d'un agacement considérable ! Bientôt, ce furent des odeurs de nourriture qui leur parvinrent, signe que l'heure du dîner approchait à grands pas. Cela le calma.
Il observa distraitement la dame. Il aurait voulu sourire, mais il ne pouvait pas. Il avait si mal...
Il n'aimait pas parler, tout passait par les gestes ou le regard; et puis, cela parlait parfois encore mieux que les mots trompeurs.
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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Mer 4 Mai - 15:42

Le silence est une chose étrange, ainsi que le regard que peuvent avoir les gens sur vous. Très souvent on remarque que ces deux aspects en disent souvent plus long que les mots. Amélia observait le personnage qui lui faisait face. On aurait dit qu’il était concentré sur quelque chose de douloureux ou de spécifique.

Enfin il parla, ou tout du moins essaya de parler. Tandis qu’il bégayait, la demoiselle se demanda si c’était une maladie, ou si c’était parce qu’il était timide. Amy n’était pas du genre à juger, loin de là. Au contraire, c’était comme si tout le reste qui l’inquiétait ou la rendait stressée plus que d’habitude était momentanément parti de son esprit.

Comme si celui-ci avait enfin décidé de la laisser en paix. Ne le quittant pas du regard, elle voyait ses larmes, et ne pouvait pas passer outre et demanda le plus naturellement du monde

« Vous êtes sûr ? Que vous est-il arrivé ? »

Etait-ce quelque chose qui aurait pu être la source du bégaiement ? Amy avait trop l’habitude de venir en aide aux personnes quelles qu’elles soient. Parfois, bien malgré elle, ça se retournait contre elle. Mais peut-être que pour une fois ça servirait à quelqu’un :

« Vous voulez vous asseoir un instant ? »

Décidemment la directrice de l’Agence ne pouvait pas se permettre de le laisser ainsi tout seul. Ca faisait parti de ces instants où l’on repère quelqu’un qui va mal et que l’on décide ou non d’aller voir si ça va ou pas. Selon cette décision, on ne sait pas forcément quel impact ça aura sur la personne en question.

Si on ne fait rien, mais qu’on apprend pour la suite que la personne a eu un accident volontaire ou non, comment vivre avec le fait qu’on aurait pu faire quelque chose pour l’aider. Pourtant il y avait aussi certains cas où l’aide était encore plus néfaste. Comment savoir ? comment prévoir ?

La miss ne voulait pas prendre le risque de s’en vouloir en tout cas, et depuis son arrivée ici, elle avait développé une sorte d’instinct quant aux personnes qui sont trop timides ou trop habituées aux critiques pour se confier. Aussi il lui semblait que ce monsieur en faisait parti. Mais accepterait-il vraiment de parler à une inconnue, et le pouvait-il ? Plusieurs questions commençaient à se bousculer dans la tête de l’hybride, mais n’en posa aucune se disant qu’elle ne désirait pas le faire fuir… Déjà que l’homme était visiblement désireux d’écourter la conversation, elle n’allait pas lui donner raison ainsi.
Tandis que de bonnes senteurs commençaient à se dégager des restaurants environnants Amélia continuait d'observer le jeune homme sans mot dire de plus, juste espérant qu'il soit cette distraction dont elle avait tant besoin. Aider les autres lui permettait de penser à autre chose

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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Jeu 5 Mai - 1:41

Les larmes roulant sur ses joues ressemblaient à de grosses perles transparentes, semblables à celles d'un enfant, ou alors à ce que lui disait Kacey parfois. Un silence pesant se fit entre les deux personnes, un silence secoué des sanglots du fragile jeune homme.
Il ne pouvait pas lui en vouloir, bien sûr que non. Elle ne pouvait le savoir après tout. Personne ne pouvait savoir. L'empathie naturelle dont il faisait preuve était déjà embarrassante en soi, mais alors exacerbée par son empathie magique...eh bien !
Il se leva péniblement.


« Vous êtes sûr ? Que vous est-il arrivé ? »

Rien, juste un trop plein d'émotions...Eloignez-vous madame s'il vous plaît, merci.
C'était à peu près ce qu'il aurait pu dire, mais cela était empreint d'un tel sarcasme dans sa tête qu'il ne dit rien; bon, déjà avec son bégaiement ce serait pathétique, et en plus ce serait impoli. Il n'était pas quelqu'un de malpoli; il était naturellement une personne aimable. Du moins quand il n'avait pas aussi mal ! De base, faire la conversation n'était pas quelque chose de désagréable. Enfin, quand il ne bégayait pas trop et qu'on avait la patience de l'attendre. Et...certes, il n'aimait pas trop parler en prime ! Plus dû à son handicap qu'à une réelle envie de ne pas s'exprimer oralement. Ce pourquoi il avait toujours privilégié les gestes, les regards, les silences lourds de sous-entendus et non-dits flagrants. Mais là...le message semblait ne pas être passé correctement.


« Vous voulez vous asseoir un instant ? »

Il fit douloureusement non de la tête. Bon sang ce que son crâne allait exploser ! La douleur ne fit que s'amplifier avant de stagner à un stade assez fort, dont il avait l'habitude certes, mais suffisamment fort pour lui faire très mal. Afin de vous donner une petite idée précise, il avait comme l'impression d'avoir un acouphène aux deux oreilles, de manière constante, et qu'on lui avait frappé violemment la tête contre un meuble sans pour autant l'assommer. C'était...très désagréable. Mais il avait appris à supporter, presque. Il ne s'écroulait pas encore, mais cela ne saurait tarder.
Il serrait son sac contre lui, fit quelques pas afin de s'écarter de la dame, son autre main occupée à masser une tempe.


-J-je d-d-d-d-dois r-r-rent-t-t-trer.

Il s'arrêta après avoir fait quelques pas; à peine six pour l'exactitude des faits, peut-être cinq. Quant à savoir pourquoi il venait de s'arrêter, la chose était assez facile à comprendre au vu du cri qu'il poussa. Un formidable cri de douleur tout ce qu'il y avait de plus simple et de plus ordinaire chez lui. Il n'avait pas lâché son sac et s'était penché vers l'avant, et il chut totalement et finalement sur le sol, sur le côté droit, en travers du chemin de la ruelle. A cette heure, il y avait peu de passants dans le coin, mais cela n'empêchait pas le fait que quelques uns passaient de temps en temps. Les uns se contentaient d'ignorer royalement la situation et contournaient l'obstacle, d'autres apostrophaient le pauvre jeune homme souffrant - ils étaient de toute évidence dénués de toute éthique visant à aider son prochain - avant de repartir, et il y en eut même un qui se permit un coup de pied avant de s'en aller. Décidément, Lestat aurait bien aimé se carapater au loin, mais il ne le pouvait pas. Son mal de crâne s'était intensifié; et il était probable que cela devait provenir de la femme, ou des gens aux alentours, ou d'un trop plein d'émotions; cela arrivait quelques fois. Quoiqu'il en soit, il était trop mal en point pour déterminer la source exacte et il essayait de s'en éloigner.
Essayer de s'éloigner. Voilà l'objectif. Evidemment, cela n'était pas sans peine car elle semblait bien décidée à l'aider. Non pas que son geste de générosité était mauvais, mais cela posait quelques soucis au jeune homme. Une personne avisée comprendrait que quelque chose n'allait pas avec lui. Malgré sa pâleur - qui de fait était naturelle - et sa maigreur - tout aussi naturelle - il n'était pas malade, et ses tremblements semblaient plus dus à son mal qu'il fallait donc encore déterminer pour la personne tentant de résoudre ce mystère. Les silences du jeune homme n'aidant pas, il allait falloir se rapprocher et le faire parler, essayer de comprendre.


-T-t-t-trop d-de s-s-s-sentim-m-ments...L-l-laissez-m-moi...

Ou alors il fallait essayer de déduire la solution de ce qu'il venait de dire, si tant est que l'on avait compris ses inaudibles murmures de souffrance...
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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Ven 13 Mai - 12:05

pardon pour le retard

****

Parfois les choses sont un peu étrange, il n'y avait qu'à voir le genre de personne sur qui on pouvait tomber alors qu'on ne demandait rien à personne. Parfois ces rencontres s'avéraient être des plus utiles pour le futur. Parfois c'était juste une étrange coïncidence avec un autre être magique pour des raisons qui seraient à jamais mystérieuses.

La personne bégayante tentait de s'éloigner comme si Amélia était en train de lui faire vivre un Enfer et qu'il cherchait quelque chose de salvateur. La demoiselle ne se rendait pas compte à quel point elle était proche de la vérité. L'inconnu semblait en proie à un mal inconnu.

Amélia oubliant ses problèmes se précipita vers lui comme si ça allait l'aider à tenir debout.

"Venez, je vous emmène à l'agence, peut-être que notre médecin pourra trouver quelque chose pour vous aider..."

Toujours la même rengaine, aider c'était le plus important, mais ce dont l'hybride ne se rendait pas compte, c'est que tous ses efforts étaient vainc, et que si jamais la pitié prenait le dessus, son interlocuteur allait encore plus en pâtir. Pour le moment Amélia était limite intriguée par l'état dans lequel se trouvait celui qui semblait tellement désirer être seul face à ses souffrances. Était-il un empathe? Maintenant qu'elle y pensait, l'avocate avait déjà vu quelqu'un au comportement aussi étrange. Il était incapable de se trouver en face de qui que ce soit se trouvant être la victime de ses malheurs de ses craintes voire même ressentir les symptômes d'une maladie ou d'un mal-être. Est-ce que cet étrange personnage était en train de vivre ça?
Il fallait arrêter tout questionnement, toute pensée et vider son esprit, comme si c'était possible. Ca l'était peut-être, mais pas complétement non plus, car il nous reste toujours une once de réflexion que l'on ne peut pas brider car elle fait de nous ce que nous sommes après tout. Voulant en savoir le plus possible, Amélia se trouva même à se demander si le bégaiement de son interlocuteur était une conséquence naturelle du mal qu'il ressentait altérant par la même occasion sa capacité à parler correctement. Comme si même le simple fait de parler était déjà un mal en lui-même. Voilà une théorie à étudier de plus près.
Avec tous ses questionnements, Amy regarda l'homme à ses côtés et se demanda seulement si celui-ci désirait être aidé, ou peut-être était-ce impossible de le faire, peut-être que c'était ce qu'il était, et que le monde avait besoin d'êtres comme lui. Voilà un questionnement à débattre avec les membres de l'Agence. Mais elle ne pouvait pas non plus le présenter un peu comme un trophée ramasser dans la rue à l'image d'une créature étrange et à la limite d'un rat de laboratoire qu'il fallait absolument étudier pour des réponses concrète sur quelque chose qui ne l'était pas forcément.
Allait-il donc accepter de l'accompagner ou était-ce le fruit de pur folie? Voilà encore une question pertinente et la réponse n'appartiendrait qu'à celui qui venait de se plaindre de trop plein de sentiments. Était-ce donc perceptible aussi facilement? Remarque s'il était réellement empathe, ce n'était pas étonnant.
Se taisant autant moralement qu'émotionnellement la miss regarda l'homme comme attendant une réponse...

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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Mer 18 Mai - 15:58

[HRP: Ne t'inquiète pas, de toute façon j'étais en période d'examens. Par contre, moi je m'excuse pour mon court post; petit problème d'inspiration en ce moment, désolée T_T]

Toujours gisant à terre en une pitoyable position, l'homme ne retenait pas ses larmes; de toute façon, les retenir était bien inutile au vu de son état, ou de sa manière d'être en général. C'était là une habitude douloureuse pour lui.
Ah ! Cette femme désireuse de l'aider et qui s'était alors précipitée vers lui comme si cela allait l'aider à tenir debout, voilà qui était bien aimable de sa part, mais bien inutile. Lestat n'osa même pas penser qu'il pestait contre elle, trop poli pour cela; et de toute façon, il n'avait pas la force de penser correctement. Bon, au moins c'était une personne qui voulait l'aider, pour une fois; c'était déjà un bon point; bien qu'il fallait l'avouer, le seul moyen de lui venir en aide était surtout de le laisser tranquille et de s'éloigner.


"Venez, je vous emmène à l'agence, peut-être que notre médecin pourra trouver quelque chose pour vous aider..."

L'Agence ? Lestat ne s'autorisa même pas à réfléchir ni à se souvenir ni à demander; il avait bien trop mal. La douleur était telle que c'était comme si son cerveau et son coeur étaient à la fois broyés et arrachés en-dehors de son frêle petit corps tout pâle.
Cependant, pour une raison mystérieuse, les émotions tournant tout autour de lui et qui ne cessaient de le piquer et de le harceler incessamment, cessèrent peu à peu, puis finirent se taire; pour son plus grand bonheur. Il put alors enfin réfléchir à ce que son interlocutrice venait de dire et il la regarda effaré.


-P-p-p-pers-s-s-sonne n-ne p-p-peut m-m-m'aid-der...

Ses yeux étaient encore rouges des larmes qu'il venait de verser, et quelques unes roulaient encore sur ses joues pour venir mouiller le sol sale de la ruelle dans laquelle ils étaient. Il ne savait plus quelle heure il était, mais les odeurs de nourriture persistantes dans le coin indiquait que peu de temps s'était passé et qu'il était encore l'heure du dîner.
L'heure du dîner ! Il n'y pensait plus ! Amaryllis devait l'attendre ! Mais il n'osa pas regarder son portable tout de suite, comme omnibulé par son interlocutrice, et il n'osait même pas bouger ou lui fausser compagnie de la sorte; non, elle avait pris la peine de s'enquérir de son état de santé et avait voulu l'aider après tout, même s'il s'en serait bien passé en fait, au vu de son empathie; mais elle ne savait pas pour lui, alors bon...
Elle le regardait comme attendant une réponse, lui attendant la suite, il se lança à l'eau.


-Que p-p-p-peut-il f-f-f-faire p-pour m-moi ?

Il parlait du médecin bien sûr.
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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Lun 30 Mai - 14:49

(désolée encore -_-' je n'ai pas eu beaucoup de temps)

***

Amélia était inquiète au sujet de son interlocuteur, il avait l'air vraiment mal en point sous l'emprise de son pouvoir qu'il ne semblait pas complétement contrôler. Visiblement très défaitiste, il ne semblait pas trop croire à la possibilité que quiconque puisse l'aider. Mais l'hybride ne perdait jamais espoir aussi en lui prenant le bras elle se téléporta avec lui à l'agence et l'aida à s'asseoir sur le fauteuil de l'accueil et lui apporta un verre d'eau comme si celui-ci allait pouvoir l'aider à aller mieux.
A sa question la miss déclara alors

"Il s'y connaît bien en magie et peut peut-être vous aider à contrôler ce don"

L'hybride espérait ne pas lui avoir fait encore plus peur en le téléportant en ce lieu qu'il ne connaissait pas. Peut-être qu'il serait d'autant plus dérouté. Mais elle ne pouvait tout de même pas le laisser ainsi en plein milieu des ruelles de la ville sans aucune aide...
Voyant que l'inconnu était vraiment très mal, Amélia ne trouva pas d'autres solution que d'essayer de le faire parler d'autre chose pour lui faire oublier sa douleur

"Comment vous appelez-vous? Moi c'est Amélia?"

Loin d'être une débutante, l'avocate se doutait bien que de parler d'autre chose ne suffirait pas à calmer la douleur de son invité surprise, mais il fallait bien commencer quelque part.
L'Agence était vide, ils étaient surement tous en patrouille ou en train de se reposer. C'était peut-être mieux ainsi. Nombre de fois on lui avait dit d'arrêter d'amener des gens qu'elle ne connaissait pas et qui pouvaient se jouer d'eux. Mais bon c'était son agence, et son instinct ne la trompait que très rarement, ce n'était pas non plus comme il y a trois ans... Il fallait arrêter.
C'est donc plein d'espoir qu'Amélia s'installa à bonne distance de l'empathe. Ici il n'y aurait pas de risque qu'il capte de mauvaises ondes qui risqueraient de le mettre encore plus à mal.
Se décharger de ses pensées, ce n'est pas aussi facile que ce que l'on pourrait croire, mais en l'emmenant ainsi à l'abris la brunette espérait en apprendre plus sur son compte.
Curieuse de nature, Amy ne se rendait pas tout à fait compte que ce qu'elle venait de faire pourrait encore plus poussé son interlocuteur à se renfermer, surtout que bon, à la base peut être qu'il voulait simplement rentrer et qu'on le laisse tranquille...

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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Ven 22 Juil - 18:17

Lestat avait peur et n'avait pas vraiment eu l'occasion d'être confronté à ce genre de situation. Déjà parce qu'il esquivait toute situation possible, ensuite parce qu'il sortait le moins possible. Son interlocutrice avait au moins le mérite d'être gentille et prévenante, elle ne voulait que son bien; c'était bien agréable, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir tout de même quelque appréhension quant à l'endroit où ils se trouvaient désormais.
La téléportation est un moyen de transport très pratique pour aller d'un point A à un point Z, sans passer par tout un tas d'autres points B, C, etc. Le jeune homme se montrerait d'ordinaire curieux quant à cela. Cependant, au moment de la téléportation, il eut un hoquet de surprise et prit légèrement peur, quand bien même la gentille dame l'aida à s'asseoir dans un fauteuil et lui apporta un verre d'eau qu'il avala d'une traite. De fait, il était si terrifié désormais qu'il n'osait plus vraiment bouger, le dos légèrement voûté et ses yeux faisaient des allers-retours sur tout l'ensemble de la pièce. Il tenait toujours le verre, malgré ses mains quelque peu tremblantes.


"Il s'y connaît bien en magie et peut peut-être vous aider à contrôler ce don"

Il n'osa pas rétorquer que ce qu'elle osait appeler "don" était surtout une malédiction. Et la pire que l'on aurait pu lui infliger. Ressentir les émotions d'autrui le faisait souffrir, et avoir grandi avec cela n'avait pas été une partie de plaisir. Quand bien même un interlocuteur pourrait éprouver une émotion positive, le jeune homme aurait toujours cette crainte de devoir ressentir quelque chose de négatif tout de suite après, surtout si cette émotion n'était pas la sienne mais celle d'un autre. C'était une sensation désagréable et douloureuse.

"Comment vous appelez-vous? Moi c'est Amélia?"

Il déglutit avec difficulté et ne répondit rien, jusqu'à ce qu'il réfléchisse finalement à formuler quelque chose de court dans sa tête quand il se rendit compte de l'effort de son interlocutrice; à savoir s'éloigner un minimum pour que son foutu pouvoir d'empathe n'agisse pas ou en soit au moins amoindri. Ouf ! Enfin elle avait compris que s'approcher, ce n'était pas la meilleure des idées !

-L-L-Lest-t-tat A-a-addison.

Il hésita à en dire plus. Puis il poussa la réflexion plus loin. Il avait parfois l'air d'un demeuré à cause de son bégaiement, et il était parfois un peu naïf, certes, mais il n'était pas un abruti mal fini à la pisse de mouton anthropophage tout de même ! - euh...merci d'oublier cette soudaine exclamation narrative.

Bon...Amélia venait de lui apprendre que l'on pouvait l'aider à contrôler ce "don" - qu'il continuerait à appeler une malédiction - ainsi que de lui faire montre du fait qu'elle avait des pouvoirs. Par conséquent, et déduction logique, il n'avait techniquement rien à craindre quant à lui un peu plus. Et puis...si cela pouvait aussi permettre à Amaryllis d'être protégée...


-Q-q-quelqu'un m-m-m'att-t-tend...

Il vérifia que son sac était bien là, n'y pensant plus vraiment à cause du choc de la téléportation. Fort heureusement pour lui, tout était là. Il se pencha donc pour le ramasser, posant son verre là où c'était possible au passage, et sortit son portable. Un appel manqué, c'était Amaryllis à n'en pas douter. Ignorant cela pour le moment, il chercha du côté de la galerie de photographies - peu nombreuses - et en choisit une qu'il montra à Amélia. C'était sa jeune protégée, dont les longs cheveux bruns avaient été attachés en queue-de-cheval, et elle portait une robe longue et blanche avec des fleurs dorées brodées dessus. Elle souriait.

-A-a-amaryllis...S-s-sa fam-m-mille est m-m-morte...

Il entreprit donc de raconter ce passage de sa vie, comme il avait rencontré cette jeune fille qu'il tenait tant à protéger, en indiquant bien à son interlocutrice que s'il y avait quelqu'un à aider, c'était plutôt elle. La famille d'Amaryllis s'était faite tuée par des hommes qu'il ne connaissait pas et qui ne le connaissait sans doute pas, il n'avait pas fait de recherches sur eux et n'avait pas cherché à les retrouver; il était peut-être lâche et apeuré, mais il savait que, de toute façon, seul, il ne pouvait rien faire. Il ajouta qu'il avait décidé de cacher Amaryllis pour la protéger et qu'elle ne sortait jamais de l'appartement, elle aussi trop effrayée à l'idée de retomber sur eux. Pour l'instant, cette vie leur convenait, cependant, cela ne pouvait pas durer. Il savait que la jeune fille rêvait de pouvoir ressortir se promener dans les rues et qu'elle se sentait prisonnière; il ne lui en voulait pas, il comprenait. Il rajouta également que ce qu'il avait entraperçu cette nuit-là sur ces hommes, c'était que la plupart ressemblaient à des hommes d'église, mais il n'avait jamais cherché à en savoir plus.

-P-p-pouv-vez-vous n-n-nous aid-d-der s'il v-vous p-p-plaît ?

Il avait narré tout ce pan de sa vie en regardant Amélia et il lui fit cette demande, toujours en la fixant, avec ce regard d'un être acculé qui ne savait pas quoi faire pour venir en aide à la personne qu'il appréciait le plus au monde.
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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Mar 16 Aoû - 15:43

Très désolée du retour j'ai été malade pendant plus d'une semaine, j'avais pas la motivation pour le rp

***

Amélia était désormais installée non loin de Lestat tentant tant bien que mal de le rassurer. Ce n'était pas si facile. La téléportation avait eu l'air de l'avoir paniquer encore plus qu'il ne l'était déjà au départ. L'hybride était bien curieuse d'en savoir plus. Ainsi donc il s'appelait Lestat. C'était un début.
Le bégaiement ne semblait pas s’atténuer malgré le fait que l'avocate pensa au début que c'était dû à une peur irrationnelle ou à un traumatisme. Non. Finalement c'était peut être de naissance. Aussi il faudrait se montrer patiente. Ce n'était certainement pas facile pour lui.
Désormais plus expérimentée, Amy se considérait comme étant un bon juge de caractère, et Lestat semblait être quelqu'un qui est souvent sur ses gardes. Qu'avait-il donc bien pu vivre pour être comme ça?
Soudain quelque chose se déclencha chez son interlocuteur qui se décida à lui confier quelque chose à laquelle elle ne s'attendait vraiment pas.
Il sortit une photo de son sac et la lui montra. Curieuse la demoiselle regarda attentivement la photo tandis que Lestat lui présentait celle qui était dessus. Lorsqu'il lui annonça que la famille de cette jeune femme était morte. Faisant une grimace désolée Amy demanda

"Je suis désolée pour elle... Que s'est-il passé?"


Elle regardait Lestat pour attendre de plus amples informations, mais là, elle ne s'attendait pas du tout à ce que son interlocuteur lui demande de l'aide. Mais Amy n'attendit pas plus de quelques secondes pour répondre:

"Bien sûr. Que se passe-t-il?"


Avec son bégaiement, peut-être que Lestat ne pourrait pas s'exprimer aussi clairement qu'il le souhaitait. Daxius ne venant toujours pas, l'hybride eut une idée et souffla alors

"Afin d'aider Lestat
Que ses paroles soient fluides
Que son bégaiement ne soit plus
Qu'il puisse parler comme voulu"



Amy, malgré toute la confiance qu'elle avait en elle, n'était pas forcément persuadé que c'était là une excellente idée que de chasser, tout du moins temporairement le bégaiement de son interlocuteur. Mais dans l'envie irrépressible d'aider, elle était prête à tout et même à prendre un risque avec une formule dont elle ignorait évidemment si elle allait fonctionner ou non. Déjà Lestat avait tout de même réussi à lui fournir les premiers éléments de tout ce qu'il savait et tout en hochant de la tête elle demanda

"D'accord je vois. Nous allons vous aider bien sûr. L'Agence existe pour ça. Mais avez-vous ne serait ce qu'une description de ces personnes?"



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MessageSujet: Re: Singulière rencontre dans une ruelle   Aujourd'hui à 12:53

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